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	<description>Bourg Socialisme et Avenir</description>
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		<title>Christine Lagarde à Nicolas Sarkozy : &#171;&#160;Utilise-moi pendant le temps qui te convient&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Jun 2013 19:30:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Les actions de droite]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans une lettre non datée retrouvée fin mars par les enquêteurs, l&#8217;ancienne ministre de l&#8217;Economie témoigne de sa totale obéissance à l&#8217;ex-président. Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde se font la bise devant l&#8217;Elysée, le 11 janvier 2012, à Paris.  (LIONEL BONAVENTURE / AFP)        La missive est destinée à Nicolas Sarkozy et son contenu fait beaucoup [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2><span style="font-size: medium;">Dans une lettre non datée retrouvée fin mars par les enquêteurs, l&rsquo;ancienne ministre de l&rsquo;Economie témoigne de sa totale obéissance à l&rsquo;ex-président.</span></h2>
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<div><span style="font-size: medium;"><img title="Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde se font la bise devant l'Elysée, le 11 janvier 2012, à Paris.  | LIONEL BONAVENTURE / AFP" alt="Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde se font la bise devant l'Elys&amp;eacute;e, le 11 janvier 2012, &amp;agrave; Paris.&amp;nbsp;" src="http://www.francetvinfo.fr/image/74vvlma68-20a7/658/370/2138790.jpg" width="475" height="266" /></span></div>
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<section id="middleColumn">
<div>
<figure id="image_373198">
<figcaption><span style="font-size: medium;">Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde se font la bise devant l&rsquo;Elysée, le 11 janvier 2012, à Paris.  (LIONEL BONAVENTURE / AFP)</span></figcaption>
</figure>
</div>
<section><span style="font-size: medium;">      </span></section>
<div id="contentShort" itemprop="articleBody">
<p><span style="font-size: medium;">La missive est destinée à Nicolas Sarkozy et son contenu fait beaucoup réagir. Dans le cadre de <a href="http://www.francetvinfo.fr/bernard-tapie/" target="_blank">l&rsquo;affaire Tapie</a>, les enquêteurs ont découvert une lettre rédigée par l&rsquo;ancienne ministre de l&rsquo;Economie Christine Lagarde, lors d&rsquo;une perquisition à son domicile parisien, le 20 mars. Le site du <a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/06/17/la-lettre-d-allegeance-de-christine-lagarde-a-nicolas-sarkozy_3431248_3224.html" target="_blank"><em>Monde</em></a> en publie le contenu, lundi 17 juin.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">La lettre manuscrite, non datée, évoque en cinq points son soutien à l&rsquo;ancien président de la République. <em>&laquo;&nbsp;Cher </em><em>Nicolas, très brièvement et respectueusement</em>, commence l&rsquo;actuelle patronne du FMI. <em>1) Je suis à tes côtés pour te servir et servir tes projets pour la France. 2) J&rsquo;ai fait de mon mieux et j&rsquo;ai pu échouer périodiquement. Je t&rsquo;en demande pardon. 3) Je n&rsquo;ai pas d&rsquo;ambitions politiques personnelles et je n&rsquo;ai pas le désir de devenir une ambitieuse servile, comme nombre de ceux qui t&rsquo;entourent, dont la loyauté est parfois récente et parfois peu durable.&nbsp;&raquo;</em></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Mais c&rsquo;est le point n°4 qui provoque le plus de réactions amusées sur Twitter :<em> &laquo;&nbsp;Utilise-moi pendant le temps qui te convient et convient à ton action et à ton casting&nbsp;&raquo;</em>, y écrit l&rsquo;ancienne ministre. Avant de poursuivre : <em>&laquo;&nbsp;Si tu m&rsquo;utilises, j&rsquo;ai besoin de toi comme guide et comme soutien : sans guide, je risque d&rsquo;être inefficace, sans soutien je risque d&rsquo;être peu crédible. Avec mon immense admiration. Christine L.&nbsp;&raquo;</em> Il n&rsquo;en fallait pas plus pour enflammer le réseau social. <a href="https://twitter.com/search?q=%22Christine%20Lagarde%22&amp;src=tren" target="_blank">&laquo;&nbsp;Christine Lagarde&nbsp;&raquo;</a> se classe deuxième sujet le plus évoqué sur Twitter, et certains, comme le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi, tournent en dérision ce ton, très soumis, de la ministre. </span></p>
<p><span style="background-color: #ffff00;"><em><strong><span style="font-size: medium;"><a itemprop="author" href="https://plus.google.com/101462374486211105317?rel=author" target="_blank"><span style="background-color: #ffff00;">Francetv info</span></a> </span></strong></em></span></p>
</div>
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		<title>Ayrault et Hollande, les nouveaux Américains</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 20:28:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement Hollande]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Mélenchon]]></category>

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		<description><![CDATA[Fanfares ! Fanfares ! Le mandat de la Commission européenne pour négocier avec les Etats-Unis la formation d’un Grand Marché Transatlantique, ne verra pas le régime des biens culturels inclus dans cette négociation. C’est une bonne nouvelle. Elle prouve que l’on peut bloquer les plus grandes machineries du moment où l’on a une volonté politique claire et [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Fanfares ! Fanfares ! Le mandat de la Commission européenne pour négocier avec les Etats-Unis la formation d’un Grand Marché Transatlantique, ne verra pas le régime des biens culturels inclus dans cette négociation. C’est une bonne nouvelle. Elle prouve que l’on peut bloquer les plus grandes machineries du moment où l’on a une volonté politique claire et affirmée haut et fort comme l’a fait Aurélie Filippetti. Le silence d’Ayrault et son absence de la scène a sans doute aidé à rendre crédible la détermination de la ministre de la Culture. Ceci étant posé, voyons la situation réelle : la France a accepté l’ouverture de la négociation et donc le principe même du Grand Marché Transatlantique ! C’est consternant ! Le candidat Hollande n’en avait jamais parlé dans sa campagne. Le premier ministre ne l’a jamais évoqué dans un de ses discours et notamment pas à l’occasion de celui qu’il a prononcé pour son investiture devant l’Assemblée. L’Assemblée Nationale elle-même n’en a jamais débattu. Cela ne dérange personne parmi les psalmistes de la démocratie et des droits de l’homme. C’est pourtant une bifurcation majeure du cours de l’histoire entre les deux rives de l’Atlantique. C’est l’annonce d’une révision de fond en comble de tout le système des normes commerciales, sociales et écologiques de nos pays. C’est la fin de l’espérance de pouvoir modifier le contenu libéral de la construction de l’Union européenne puisque le deuxième tour de verrou est donné avec les règles du Grand Marché Transatlantique. Tout cela est tellement consternant qu’on comprend mieux pourquoi la sonnerie des trompettes de victoire est si forte ! Elle constitue le stade suprême de l’enfumage ! Cherchez dans la presse la moindre référence au fait que cette négociation est ouverte sans que jamais le moindre mandat à ce sujet n’ai été débattu dans une assemblée française ! Voilà bien une démonstration de ce que dénonce Edwy Plenel : l’habitude de la servitude devient une culture active ! Le système médiatique, par paresse, par acceptation aveuglée de l’idéologie dominante, ne se contente pas de taire : il masque ! Il est vrai que les solfériniens ont joué fin pour tromper tout le monde. Ils savent qu’une partie des députés socialistes n’auraient jamais voté pour que ces négociations existent. Et ils savaient que les députés EELV non plus ne l’auraient pas fait. Donc ils ont tout simplement réservé le débat à la seule question de l’exception culturelle. La droite et les médias ont fait l’autre moitié du travail : enfumer et acclamer. Comprenons-nous bien, Aurélie Filippetti a fait son travail. Elle l’a fait dans le cadre créé par la capitulation décidée par Ayrault et Hollande. Ces deux-là sont responsables de cette première absurdité : la France dos au mur pour défendre son droit à avoir une production culturelle indépendante. Ça commence mal !</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;"> </span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;"><a name="article1"></a></span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Ayrault et les retraites, le temps des adjectifs</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Le temps des funérailles, ils s’étaient donné des mines d’héritiers de Pierre Mauroy. Certes j’avais bien souri de voir François Hollande, l’homme qui écrivait contre le programme commun et la politique de gauche de Mauroy dans les années 80, faire mourir une deuxième fois l’ancien premier ministre en faisant son éloge pour la politique de rigueur sans dire un mot des conquêtes sociale de 1981. Signé furax : il aurait dû parler de la retraite à soixante ans une semaine avant de l’enterrer elle aussi. Pas un des plumitifs de service ne fit le rapprochement. Quel petit filou ce François ! Depuis cette pantalonnade, le « rapport Moreau » est tombé. Il se confirme avant tout que les pleureurs professionnels n’étaient bien, une fois de plus, que des cyniques sans principes. Mauroy avait été le premier ministre de la retraite à soixante ans. Ayrault sera son fossoyeur. Non seulement il avalise toutes les lois scélérates de la droite en la matière mais il va les aggraver. Pire que Balladur et Fillon : Jean-Marc Ayrault. Pire que Sarkozy : François Hollande. Un gouvernement de &laquo;&nbsp;gauche&nbsp;&raquo; va pour la première fois en France décider de reculer l&rsquo;âge du départ en retraite. Voilà la certitude. Le reste est un habillage. Car le gouvernement a beau jouer les Tartuffe en s&rsquo;abritant derrière le « <em>résultat des négociations entre partenaires sociaux </em>», on sait déjà qu&rsquo;il compte suivre les grandes lignes de ce « rapport ». En page 18 du « <em>Monde</em> », dans un coin sans importance, ce pauvre Ayrault débite ses habituelles phrases creuses sculptées comme de l’antique. Mais les dés sont jetés. Le rapport Moreau est un rabâchage sans imagination des mantras les plus éculés. Depuis vingt ans surgissent des gugusses de cette sorte qui prétendent « sauver notre système de répartition » en le démolissant. Les vieux refrains sont de retour : accroître la durée de cotisation et baisser les pensions. Une politique absurde et injuste par essence. Absurde car l&rsquo;âge moyen de cessation d&rsquo;activité en France étant inférieur à 59 ans ce sera au système de chômage et de pré-retraite de prendre en charge le différentiel toujours plus grand avec celui de départ à la retraite…</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Le plan de réforme des retraites est donc aussi un plan de ruine des comptes sociaux. Demain les mêmes menteurs et hypocrites viendront « sauver notre régime d’indemnisation » en supprimant les indemnités et « sauver notre système de santé » en réduisant l’accès aux soins de chacun. Mais en se gardant bien de dire que la principale cause de déséquilibre des comptes est leur politique. Et que le principal bénéficiaire de leur « réforme » est le secteur marchand : retraite par capitalisation, assurances privées, cliniques privées. Quant à la baisse des pensions, elle va mettre dans une situation toujours plus difficile des millions de retraités dont le niveau de vie ne cesse de se détériorer. Tout cela suit la rengaine de la droite : &laquo;&nbsp;on vit plus longtemps donc on doit travailler plus longtemps&nbsp;&raquo;. Partout où de tels sottises ont été appliqués on observe un recul de l&rsquo;espérance de vie en bonne santé. Parfois c’est l’espérance de vie tout court qui régresse. Il y aurait pourtant une toute autre logique à mettre en œuvre. D’abord développer l’emploi par une politique de la demande et des grands projets comme l’économie de la mer. Ensuite et à court terme : chercher les ressources là où elles se sont enfuies depuis trente ans c&rsquo;est à dire dans les profits non investis. Il y a là largement de quoi combler les 20 milliard de déficit prévus d&rsquo;ici 2020, si l’on accepte l’idée très audacieuse que les prévisions de déficit des soi-disant spécialistes vaillent mieux cette fois-ci que les précédentes. De toute façon l&rsquo;équilibre du système par répartition est de l&rsquo;aveu même du premier ministre, assuré dès 2035 en raison du dynamisme de notre démographie. Quelle bonne nouvelle ! Elle ne soulève pourtant guère de curiosité ni de commentaires… Nous y reviendrons le moment venu. Car c’est une bataille de mouvements et de pilonnage qui commence. Déjà le parti médiatique a commencé à asséner en boucle les habituels arguments pour pousser des cris catastrophistes, opposer les jeunes aux vieux, les fonctionnaires aux salariés du privé et ainsi de suite. Ce sont les préparations d’artillerie médiatiques classiques comme nous les avons déjà vécues. Il faut laisser passer ce premier feu. Il n’imprimera pas. Il est au contraire intéressant de laisser la médiasphère se déconsidérer une fois de plus par son embrigadement. Le dégoût et la méfiance sont déjà acquis dans la mesure où tout cela est de la redite. Les gens savent qu’on les prend pour des imbéciles et ils seront mieux disposer à écouter des solutions alternatives. Nous n’aurons aucun mal à les produire puisqu’il n’y a strictement rien de neuf dans le « débat ». Les syndicats vont se mettre en mouvement et nous aussi en charge progressive. Nous aussi, à leur suite. Il est possible que le gouvernement dispose du nombre de godillots suffisant pour faire passer cette nouvelle forfaiture. Mais les syndicats vont agir avant. La CGT, FO et SUD ne vont pas laisser faire. Et il n’est pas assuré que l’UNSA et la CFDT accepte de servir la soupe cette fois-ci. Venant après l’amnistie refusée, les cadres syndicaux vont finir leur décrochage d’avec le PS et ses arnaques et ils se tourneront franchement de notre côté à l’heure des bulletins de vote de représailles en mars et mai prochains. Nous avons un peu de temps devant nous. Pas beaucoup car le gouvernement veut avoir bouclé son affaire en septembre.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Bien sûr Jean Marc Ayrault a déjà pris la pause et sucé longuement ses mots pour annoncer et même exiger une « concertasssssion». Attention pas n’importe quelle « concertassssion» ! Une « concertassssssion » très spéciale. Qu’on en juge ! Le formidable premier ministre de François Hollande qui se prépare à liquider un acquis social historique de la gauche lui attribue quatre adjectifs, pas un de moins. Matin ! Quel haut niveau d’exigence ! Et quelle plume pour le dire ! Certes il est loin le temps ou le premier ministre ou ses séides disposaient de la page une du « <em>Monde</em> »  pour réciter ce genre de balivernes ! Ici ce texte fondateur et inoubliable dans l’histoire du PS au pouvoir doit être recherché page 18 du journal de révérence (quart gauche du haut de la page) ! Bref, peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse. La concertassssion de monsieur Ayrault, prise en sandwich entre la mauvaise volonté syndicale à se couper la gorge et l’urgence du calendrier parlementaire exige donc une pluie d’adjectifs palliatifs pour cache misère. Ce doit être une concertation : 1) « dense » 2) « construite » 3) « ouverte » et même, soyons fous : 4) « sincère » ! En tous cas l’essentiel est de se manier le train ! Car la loi de finances de la sécurité sociale en cours doit pouvoir intégrer les coupes qu’organisera la « réforme ». Car ne l’oublions pas : tout ceci n’a de sens que par rapport aux exigences de la « Commission européenne » pour les comptes publics de 2014 et 2015. Sinon quel besoin de se hâter de la sorte ? Comme dirait Hollande la Commission n’a pas à nous dire ce que nous devons faire puisque nous le faisons déjà !</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;"><a name="article2"></a><span id="more-12644"></span></span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Sondages : nouvelle percée des manipulateurs</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Avez-vous entendu parler du sondage qui donne le Front de Gauche à égalité avec le PS ? Il est bien possible que non. Le chiffre n’a pas été jugé digne d’être mentionné comme une information significative par nombre des commentateurs éthiques et indépendants. Pourtant, c&rsquo;est le même sondage qui donne le Front National à 18%. Donc vous n&rsquo;avez pas pu y échapper. En effet la « percée » du FN a été amplement annoncée, célébrée et agitée par les mêmes éthiques et indépendants. Ce sondage de l&rsquo;institut YouGov pour <i>Itélé</i> et le <i>Huffington Post</i> a été publié le 13 juin et réalisé entre le 7 et le 12 juin. A la question &laquo;&nbsp;<i>si les élections européennes avaient lieu dimanche prochain, pour quelle liste y a-t-il le plus de chances que vous votiez ?&nbsp;&raquo;</i>, il donne les projections suivantes : UMP 19%, FN 18%, Front de Gauche 15%, PS 15%. Chacun sait ici ce que nous pensons des sondages en général. Pour ceux qui ne le sauraient pas encore je vais y revenir en fin de chapitre. Mais pour l’instant je propose de faire comme font d’habitude ceux qui traitent le résultat d’un sondage comme une donnée équivalente à un vote réel. D’ores et déjà vous pouvez retenir une première leçon. La manipulation médiatique ne connaît aucune limite. A mes yeux, tous ceux qui ont présenté ce sondage comme une nouvelle preuve de la « percée » des Le Pen, qui n’existe pas, une semaine après le meurtre de Clément Méric, sont des agents lepénistes. Surtout quand, de surcroît, ils ont ignoré le fait essentiel qu’est la progression du Front de Gauche parvenu à égalité avec le PS. Voyons ce tour de passe-passe.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Pour justifier la soi-disante &laquo;&nbsp;<i>percée</i>&nbsp;&raquo; du Front National, les médias officialistes comparent ce sondage aux résultats … des élections européennes 2009 ! On compare une élection qui a eu lieu il y a six ans avec la situation politique du jour ? Admettons un instant. Pourquoi pas. Cette méthode a sa part de vérité. Comparer une élection à la précédente sur le même objet permet d’écrire l’histoire de cette élection. Mais l’analyse politique exige de partir de l’action des gens réels, ici et maintenant. Ceux qui votent d’une façon à une élection, font ils le même choix politique à l’élection suivante ? Ça c’est le concret vécu dans la réalité. Ceux qui ont voté PS aux présidentielles vont-ils voter PS aux prochaines élections ? Ou bien Front de Gauche ? Dans le cas qui nous occupe comparer le sondage à la précédente élection ne permettrait pas de parler de « percée » de la famille Le Pen ! Pas du tout ! Car les chiffres présents disent alors que depuis les élections présidentielles, le FN stagne. Piteusement. Entre le score de Le Pen à la présidentielle de l&rsquo;an dernier et ce sondage, le FN progresserait de … 0,1% ! Bonjour la « percée » ! Encore oublierons-nous de dire que ce sondage anglais donne même un FN en recul par rapport au sondage français précédent à propos de ces mêmes élections européennes. Car celui réalisé du 29 au 31 mai pour <i>Valeurs actuelles</i> donnait le FN à 21% ! Le FN y était ainsi premier ex-æquo avec l&rsquo;UMP et le PS ! Décidément il est temps pour ces sondeurs anglais de mieux comprendre les attentes des médias officialistes français. Heureusement leurs rédactions veillent à ce que la bonne compréhension soit donnée au pauvre peuple. Ainsi &laquo;&nbsp;Canal+&nbsp;&raquo; a su présenter les résultats dans le bon angle. La chaîne, jeune et impertinente, a donné toute la journée le score de l’UMP du FN et du PS, sans un mot du tremblement de terre à gauche que contenait le score du Front de Gauche. Quelle audace, quelle modernité, quel humour ! Quant au journal qui milite contre la dissolution des groupuscules d’extrême droite, « <em>Libération</em> » le mal nommé, il estime que nous n’avons pas à nous plaindre parce que nous dénonçons d’habitude les sondages. Hi ! Hi ! Pouet ! Pouet ! La rirette !</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">N’empêche : l&rsquo;événement de ce sondage YouGov c&rsquo;est le score attribué au Front de Gauche : 15% des intentions de vote ! Des quatre premières forces politiques du pays, le Front de Gauche est la seule à progresser par rapport à l&rsquo;élection présidentielle de l&rsquo;an dernier. Ce sondage nous donne en hausse de 4 points. Pendant ce temps l&rsquo;UMP reculerait de 8 points. Et le PS s&rsquo;écroulerait en perdant près de 14 points ! L&rsquo;autre leçon de ce sondage : il place le Front de Gauche à égalité avec le PS ! Pour ceux qui croient à la valeur objective des sondages, l’élément politique d&rsquo;importance dans ce sondage ce devrait être celui-là. La question posée n’est donc pas de savoir si nous-mêmes nous croyons ou non aux sondages. La question est : pourquoi ceux qui publient et croient aux sondages n’en mentionnent-ils pas l’événement le plus spectaculaire : pour la première fois depuis quarante ans dans une enquête d’opinion, une force de la gauche fait jeu égal avec le PS, parti au pouvoir. Et à peine à quelques points de l&rsquo;UMP (quatre points) et du FN (trois points). Sans compter les marges d&rsquo;erreurs ! Autre question : pourquoi le passage du FN de 7% à 18% d’une élection européenne à l’autre est considéré comme une « percée » et pourquoi le passage du Front de Gauche de 7% à 15% n’est pas mentionné ? Réponse ? Le médium c’est le message. Les médias ne sont ni un miroir ni même une caisse enregistreuse. Ils sont la deuxième peau du système et leur fonction est de le protéger. Et d’abord protéger le PS qui est le parti qui fait la « sale besogne » à cette heure.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Revenons à ce que valent les sondages. Avec le chantage au danger Front National, les sondages sont l&rsquo;autre assurance-vie du système politico-médiatique. Nous avons déjà édité une note et un livre sur le sujet. Nous savons que les chiffres sont manipulés dans l&rsquo;opacité la plus totale. Mais il y a une exception. C’est précisément le sondage dont je parle ici. Ici le fournisseur anglais prend plus de risques que ses collègues français. En effet, il publie des données brutes sur l&rsquo;échantillon de sondés en plus des données pondérées, c&rsquo;est-à-dire trafiquées. Je note que les principaux instituts français ne le font jamais. Le sondage qui nous donne à 15% serait-il un peu plus sérieux que les autres ? Que reste-t-il des arguments des sondeurs français d’après lesquels les « coefficients correcteurs » et autres potions magiques seraient des « secrets professionnels ».</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">C’est le moment de revenir sur les méthodes de fabrication des sondages en France. Vous vous souvenez peut-être que le Sénat avait adopté à l&rsquo;unanimité une proposition de loi sur le sujet. C&rsquo;était le 14 février 2011. Il y a plus de deux ans et quatre mois. C&rsquo;était une proposition de loi du sénateur UMP Hughes Portelli et du sénateur PS Jean-Pierre Sueur. Elle visait à &laquo;&nbsp;<i>mieux garantir la sincérité du débat politique et électoral&nbsp;&raquo;</i>. Depuis, ce texte traine sur le bureau de l&rsquo;Assemblée nationale. La Commission des Lois de l&rsquo;Assemblée l&rsquo;a examinée le 1er juin 2011. Il y a plus de deux ans donc. Cette proposition PS-UMP n&rsquo;a jamais été inscrite à l&rsquo;ordre du jour de l&rsquo;Assemblée nationale, ni du temps de l&rsquo;UMP ni depuis que le PS y a la majorité absolue. Et son examen ne fait pas partie des multiples projets de loi annoncés par le gouvernement Ayrault pour toiletter la Constitution ou garantir la &laquo;&nbsp;<i>transparence de la vie publique</i>&laquo;&nbsp;.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Il y en aurait pourtant bien besoin. La loi sur les sondages de 1977 renforcée en 2002 n&rsquo;impose pas beaucoup de contraintes aux sondeurs et aux médias qui publient leurs sondages. Mais ceux-ci trouvent quand même le moyen de les violer en toute impunité ! Pourtant le non respect de ces obligations est puni d&rsquo;une amende de 75 000 euros par le code électoral. Les innombrables violations constatées ne font curieusement l&rsquo;objet d&rsquo;aucune poursuite. Oui cela est très curieux. Très curieux. Pourquoi la très fumeuse Commission des sondages ne fait-elle pas son travail de contrôle ? Pourquoi le responsable de cette sinécure sans objet ne doit-il pas déclarer son patrimoine alors que les ministres et les parlementaires qui ont moins de pouvoir que lui y sont astreints ? Pourquoi les crédits de cette commission et les frais de ses postes de responsables ne sont-ils pas visés par les coupes budgétaires ? Curieux, vraiment ! Car ces gens ne font vraiment rien. Exemple. La loi oblige à mentionner &laquo;&nbsp;<i>le droit de toute personne à consulter la notice</i>&nbsp;&raquo; détaillée du sondage. Cette notice explique comment les résultats ont été obtenus. Cette règle est quasi-systématiquement violée ! La mention ne figure qu&rsquo;exceptionnellement sur les sondages. La loi oblige aussi à faire figurer dans la fameuse notice &laquo;&nbsp;<i>la proportion des personnes n&rsquo;ayant pas répondu à chacune des questions</i>&laquo;&nbsp;. Mais là encore cette information, décisive pour apprécier la validité d&rsquo;un sondage et sa portée, est la plupart du temps absente des « notices », quand il y en a.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Pourquoi l&rsquo;UMP ni le PS ne trouvent-ils le temps de faire voter une proposition de loi rédigée par des membres de leurs partis et approuvée par le Sénat ? Surtout que cette proposition avait fait grand bruit. Elle s&rsquo;attaque frontalement aux manipulations des instituts de sondages et des médias qui les diffusent. En particulier, la proposition de loi prévoit d&rsquo;obliger les sondeurs à publier leurs données brutes. Ces données brutes sont constituées des réponses spontanées des sondés. Comme on le sait, elles font ensuite l&rsquo;objet de redressements et tripatouillages en tous genres pour arriver au résultat souhaité, soit par intérêt politique soit pour faire vendre du papier. C&rsquo;est sûrement pour cela que la proposition de loi a été enterrée. Car les magouilles des sondeurs doivent rester secrètes. Sinon, leurs sondages ne vaudraient même plus l&rsquo;encre et le papier nécessaires pour les imprimer. C&rsquo;est déjà pour cela que les entreprises de sondages ne respectent pas la loi et ne font pas figurer la possibilité d&rsquo;obtenir la <i>&laquo;&nbsp;notice</i>&nbsp;&raquo; ou ne donnent pas dans cette &laquo;&nbsp;<i>notice</i>&nbsp;&raquo; tous les éléments exigés par la loi. Cela les forcerait à expliquer leurs méthodes de « redressement » des résultats. Et on pourrait alors comprendre bien des bizarreries et aussi pourquoi les résultats sont si différents d&rsquo;un sondage à l&rsquo;autre, d’une entreprise de sondages à l’autre. Mais, bien sûr, rien de tout cela ne se fera tant que l’alternance officialiste continuera. Mentir et truquer est une nécessité du système et ses médias ont besoin qu’une partie de leur travail de décervelage soit pris en charge sous la forme de pseudo enquête aux apparences scientifiques.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Dimanche, ouf, le monde normal reprend. Trucage et enfumage comme mamelles communes du média de service. Ici c’est «<em> Le Journal du dimanche</em> ». Il s’agit d’un sondage pour le premier tour des municipales à Lyon, où l’on apprend qu’il y aurait « <em>une liste de Gérard Colomb, du Front de Gauche et du PRG</em> ». Premier bobard ! Il n’y aura pas de liste avec le Front de gauche au premier tour à Lyon car le Parti de Gauche, au moins, n’ira pas avec Colomb. Tout le monde le sait. Sauf peut-être le trafiquant de sondage qui pose la question sur une configuration qui n’existe pas ? Bien sûr que non ! Le truquage est volontaire. Mais il compte sur la stupidité du lecteur pour que celui-ci ne se rende compte de rien. Qu’on en juge. Le même génial sondeur passe à la question du deuxième tour. Mais cette fois-ci la liste de Colomb s’appelle « liste du parti socialiste du PRG et d’EELV ». Le Front de Gauche a disparu. Que cela serve de leçon aux amateurs d’une liste commune avec Colomb : au deuxième tour ils sont expulsés au profit des arrivants EELV qui auront fait une liste séparée au premier tour. Une liste séparée, comme le Parti de Gauche souhaite qu’il y en ait une.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;"><a name="article3"></a></span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">De l&rsquo;inflation comme remède à l&rsquo;anémie</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Il en est de certaines idées comme de l’eau sous terre. Elles avancent doucement mais imparablement. Sous la roche écrasante de l’idéologie libérale et monétariste, d’autres conceptions vont leur chemin. Elles finissent par toucher petit à petit des secteurs imprévus. Ainsi ce monsieur Kenneth Rogoff, ancien économiste en chef au FMI qui enseigne actuellement à Harvard. Nous ferait-il une mélenchonite aigüe dans le journal « <em>Les Echos</em> » ? Voyez le titre de sa tribune : « <em>Et si l’inflation était le meilleur antidote au poison de la récession ?</em> » Mes lecteurs les plus attentifs que la chose économique ne rebute pas trop et qui supportent mes pesantes explications dans ce domaine savent que c’est là la thèse que j’essaie de mettre en débat. Je m’explique de nouveau avec l’espoir d’être assez efficace pour rendre service à ceux qui me lisent. Comment purger une dette quand on est un Etat ? Car ici, et pour l’instant je ne parle que de la dette de l’Etat. Plusieurs moyens se présentent. D’abord on peut penser arriver à rembourser la dette en améliorant ses recettes et en faisant des économies. C’est la méthode en vigueur aujourd’hui. Naturellement cette stratégie n’a aucune chance d’aboutir et maintenant tout le monde comprend pourquoi c’est l’inverse qui se produit. Je résume. Plus on fait de coupes budgétaires et plus l’activité se ralentit ; du coup les comptes publics se dégradent car les recettes fiscales baissent. Donc la dette augmente et ainsi de suite. Deuxième méthode : la banqueroute volontaire. Si la dette nécessite des coupes trop violentes, et qu’on ne voit pas de bout du tunnel possible, on peut décider de ne plus payer. C’est la banqueroute. Toute sorte de préteurs sont ruinés, certes, puis l’activité redémarre, car la vie continue et avec elle toutes les activités qui lui sont indispensables. Bien sûr les conséquences de ces ruines peuvent être dévastatrices du système tout entier. C’est néanmoins une option rationnelle. Surtout si la ruine se produit pour l’essentiel chez les autres comme ce serait le cas pour nous français qui sommes endettés « sur les marchés » c’est-à-dire à 80 % auprès d’agents financiers mondiaux. Cette option fonctionne car l’activité économique est un fait automatique : tous les jours il faut manger, aller venir, et ainsi de suite. La production et l’échange se recréent spontanément. Peu importe le temps pendant lequel se notent des pénuries. Elles finissent par disparaitre et le mouvement général après le désastre est que chaque jour la situation s’améliore alors que dans le cas où l’on persiste à vouloir rembourser, tout va plus mal chaque jour. La situation peut même être tout à fait brillante après une asphyxie. L’inconvénient de cette stratégie est dans la violence qu’elle engendre. Je ne pense pas tant au choc que toute la société reçoit par une certaine désorganisation qui s’observe. En effet la désorganisation commence bien avant ! D’ailleurs la lassitude des gens devant la pagaille est un des arguments qui permet de prendre la décision de spoliation des financiers. C’est pourquoi en Espagne et en Grèce il n’y a pas grand danger à passer à cette mesure compte tenu du chaos grandissant que provoque la politique d’ajustement structurel pour payer la dette. Ce qui est plus couteux c’est le climat politique qui en résulte. Car les financiers et les médias font alors des campagnes incessantes de déstabilisation et de sabotage. Les possédant craignent un pouvoir capable d’une telle audace et font tout pour le renverser. Les Etats-Unis organisent des complots et leurs marionnettes locales n’hésitent pas devant les plus basses besognes. C’est le scénario observé en Argentine et dans les autres pays de la transition post libérale en Amérique latine.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Entre la médecine de cheval de la troïka et la banqueroute volontaire, il y a une méthode plus progressive pour liquider la dette de façon plus suave. C’est l’inflation. Avec un joli petit pourcentage d’inflation, petit à petit le stock de dette se dévalorise puisqu’il est établi dans une monnaie qui fond. L’inflation a aussi des inconvénients, cela va de soi. Son avantage est dans sa cause : l’injection de monnaie dans le circuit économique qui le revitalise et relance l’activité. La relance de l’activité peut être orientée cela va de soi. Il ne s’agit pas de prolonger la stupide politique de l’offre. D’abord on gèle la dette dans les coffres de la BCE puisqu’elle l’aura rachetée. Les comptes sont donc remis à zéro. Et on emprunte de nouveau, cette fois ci sur le marché intérieur. Les français stockent en effet l’équivalent d’un budget annuel de l’état sur leurs comptes épargne. Evidemment cette capacité ne se mobilisera que sur des projets connus et approuvés par les préteurs. C’est là que le plan de conversion énergétique par exemple trouve toute sa force. Et d’une façon générale le projet d’économie de la mer. A partir de cette courroie d’entraînement, toute l’activité redémarre. L’autre avantage de l’inflation provoquée est la stimulation des luttes de classes que cela déclenche. Les salaires aussi fondent et les salariés sont donc conduits à revendiquer ce qu’ils font d’autant plus facilement que la menace sur leur emploi recule du fait de la relance de l’activité. J’ai essayé de nombreuse fois de lancer cette hypothèse pour montrer qu’il n’y a pas qu’une seule politique possible, y compris du point de vue des normes de gens qui ne partagent pas du tout notre vision. Mes efforts n’ont pas abouti à ce jour. Chacun se souvient de la pauvreté des obsessions qui occupèrent mon échange avec monsieur Lenglet par exemple. Mais je crois que la propagation de climats insurrectionnels en Grèce et en Espagne va ouvrir des brèches…. «<em> Comparée aux risques politiques sociaux et économiques que poserait la permanence d’une croissance lente après une crise financière telle qu’il n’en arrive qu’une fois par siècle la montée durable d’une inflation modérée n’est pas quelque chose à craindre, dit l’ancien économiste en chef du FMI ! Au contraire dans la plupart des régions elle devrait être adoptée</em> »… C’est lui qui le dit !</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;"><a name="article4"></a></span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Les USA par la porte arrière</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">On se souvient que François Hollande a ouvert son quinquennat en acceptant le principe du bouclier antimissile voulu par les nord-américains, rompant avec la doctrine française strictement dissuasive. Le Président a endossé la doctrine conçue par l’OTAN. Ce programme enferme chaque pays européen dans des capacités parcellaires, en sorte que seule l’OTAN, en tant que centre de commandement, disposera de capacités globales. Pire, au prétexte d’&nbsp;&raquo;inter-opérabilité&nbsp;&raquo; dans l’alliance atlantique, la nouvelle doctrine programme la mainmise de l’industrie de défense étasunienne sur ce qu’il reste d’indépendant en Europe dans ce secteur.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Un nouvel élément vient renforcer mes inquiétudes. Le 17 avril 2013, Le Canard enchaîné révélait que la Direction Interarmées des Réseaux d’Infrastructures et des Systèmes d’Information (DIRISI) et Microsoft Irlande étaient sur le point de reconduire pour quatre ans un accord cadre datant de 2009. Elle porte sur le maintien en condition opérationnelle des systèmes informatiques du ministère de la Défense. Pourtant, selon l’hebdomadaire, dès 2008, le rapport d’un groupe de travail de la Direction Générale des Systèmes d’Information et de Communication (DGSIC) du ministère de la Défense évoquait le risque d’une <em>&laquo;&nbsp;perte de souveraineté nationale&nbsp;&raquo;</em> vis-à-vis des Etats-Unis. Le rapport dit ouvertement que la NSA <em>&laquo;&nbsp;introduit systématiquement des portes dérobées (back door)&nbsp;&raquo;</em> dans les logiciels exportés.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Le contexte doit également nous inciter à l’extrême prudence. On doit se souvenir du récent scandale lié au Prism ! Ce programme nord-américain de surveillance électronique permet à la NSA de collecter des données d’étrangers. Notamment européens. Cette histoire allonge la longue liste des révélations sur l’espionnage des Etatsuniens en Europe. En 2000, la Commission européenne se disait ainsi « préoccupée » par les activités du réseau d’écoute mondial Echelon. Mais en 2010, elle a accepté que les Etats-Unis surveillent Swift, société basée en Belgique qui sécurise, au niveau mondial, les flux financiers entre les banques.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Alors qu’il avait pris l’engagement à faire de la cyber défense une priorité, François Hollande, Chef des armées a-t-il laissé le ministère de la Défense, dans des conditions particulièrement opaques, renouveler le contrat qui le lie à Microsoft Irlande ? Reste que les services de renseignement étasuniens ont bien la possibilité de s’introduire au cœur de notre sécurité nationale.</span></p>
<p><span style="background-color: #ffff00; color: #000080;"><em><strong><span style="font-size: medium;">Jean &#8211; Luc Mélenchon</span></strong></em></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Villeneuve-sur-Lot : duel UMP-FN au second tour, le PS éliminé</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Jun 2013 20:36:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement Hollande]]></category>

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		<description><![CDATA[Les candidats de l&#8217;UMP et du Front national s&#8217;affronteront au second tour de l&#8217;élection législative partielle de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) pour succéder au socialiste Jérôme Cahuzac, selon les résultats définitifs du premier tour publiés dimanche 16 juin.   Le candidat PS Bernard Barral, qui espérait sauver le siège de l&#8217;ancien ministre du Budget, n&#8217;a obtenu dimanche [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2><span style="color: #000080; font-size: medium;">Les candidats de l&rsquo;<a href="http://www.lemonde.fr/ump/"><span style="color: #000080;">UMP</span></a> et du <a href="http://www.lemonde.fr/front-national/"><span style="color: #000080;">Front national</span></a> s&rsquo;affronteront au second tour de l&rsquo;élection législative partielle de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) pour succéder au socialiste <a href="http://www.lemonde.fr/jerome-cahuzac/"><span style="color: #000080;">Jérôme Cahuzac</span></a>, selon les résultats définitifs du premier tour publiés dimanche 16 juin.</span></h2>
<p><span style="color: #000080;"> </span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">Le candidat PS <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/f7c7/bernard-barral.html" target="_blank"><span style="color: #000080;">Bernard Barral</span></a>, qui espérait <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/sauver" target="_blank"><span style="color: #000080;">sauver</span></a> le siège de l&rsquo;ancien ministre du Budget, n&rsquo;a obtenu dimanche que 23,69 % et n&rsquo;a pas réussi à <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/atteindre" target="_blank"><span style="color: #000080;">atteindre</span></a> le seuil de 12,5 % des inscrits pour <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/rester" target="_blank"><span style="color: #000080;">rester</span></a> en course. L&rsquo;UMP <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/e927/jean-louis-costes.html" target="_blank"><span style="color: #000080;">Jean-Louis Costes</span></a> devance, avec 28,71 % des voix, le candidat du Front national, <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/c977/etienne-bousquet-cassagne.html" target="_blank"><span style="color: #000080;">Etienne Bousquet-Cassagne</span></a> (26,04 %).</span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">Jérôme Cahuzac avait démissionné de l&rsquo;Assemblée nationale après <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/auxiliaire/avoir" target="_blank"><span style="color: #000080;">avoir</span></a> admis détenir un compte clandestin à l&rsquo;étranger. Il avait longtemps caressé l&rsquo;idée de se représenter devant les électeurs qui l&rsquo;avaient élu député en 2007 et réélu en 2012, et dont il a été le maire de 2001 à 2012.</span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">L&rsquo;abstention a été forte : environ 46 % des électeurs inscrits seulement sont allés <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/voter" target="_blank"><span style="color: #000080;">voter</span></a>, contre 57,73% en 2012. Le second tour aura lieu dimanche prochain.</span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;"><strong>&laquo;&nbsp;FAIRE BARRAGE AU FN&nbsp;&raquo;</strong></span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">Quelques minutes après l&rsquo;annonce des résultats, le premier secrétaire du PS Harlem Désir a appelé les électeurs à <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/faire" target="_blank"><span style="color: #000080;">faire</span></a> <em>&laquo;&nbsp;barrage au candidat du Front national&nbsp;&raquo;</em> au second tour dimanche prochain, dans un communiqué<em> </em>cosigné avec <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/860d/christophe-borgel.html" target="_blank"><span style="color: #000080;">Christophe Borgel</span></a>, secrétaire national aux élections. <em>&laquo;&nbsp;Cette élimination est avant tout le produit d&rsquo;un </em>&lsquo;choc Cahuzac&rsquo;<em>, et de l&rsquo;abstention et de la division de la gauche&nbsp;&raquo;</em>, ajoutent les responsables PS.</span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;"><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;éclatement des forces de gauche au premier tour est particulièrement regrettable alors que les élections partielles sont toujours difficiles pour la majorité en place et qu&rsquo;il est apparu dans les élections partielles récentes que l&rsquo;électorat de gauche était moins mobilisé que celui de l&rsquo;opposition et encore moins que celui du FN&nbsp;&raquo;</em>, ont-ils analysé.</span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">De son côté, le président de l&rsquo;UMP Jean-François Copé a jugé que les résultats du vote étaient également <em>&laquo;&nbsp;un nouveau désaveu cinglant pour <a href="http://www.lemonde.fr/francois-hollande/"><span style="color: #000080;">François Hollande</span></a> et sa <a href="http://www.lemonde.fr/politique/"><span style="color: #000080;">politique</span></a>&laquo;&nbsp;</em>, dans un communiqué qui ne mentionne pas le Front national. Il <em>&laquo;&nbsp;appelle solennellement toutes les électrices et tous électeurs à se <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/mobiliser" target="_blank"><span style="color: #000080;">mobiliser</span></a> derrière Jean-Louis Costes (UMP) pour le deuxième tour, dimanche prochain, afin de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/sanctionner" target="_blank"><span style="color: #000080;">sanctionner</span></a> la politique conduite par François Hollande&nbsp;&raquo;</em>, a-t-il ajouté.</span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">L&rsquo;élimination du PS est la sanction <em>&laquo;&nbsp;d&rsquo;une majorité sans cap&nbsp;&raquo;, </em>a renchéri l&rsquo;ancien premier ministre François Fillon, pour qui une <em>&laquo;&nbsp;dynamique républicaine est en marche qu&rsquo;il faut amplifier&nbsp;&raquo;</em>. <em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est la sanction d&rsquo;une majorité sans cap ni autorité, élue sur des promesses intenables et aujourd&rsquo;hui incapable d&rsquo;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/endiguer" target="_blank"><span style="color: #000080;">endiguer</span></a> une crise économique qu&rsquo;elle a niée&nbsp;&raquo;</em>, écrit M. Fillon dans son communiqué où il ne mentionne pas lui non plus le Front national.</span></p>
<p><span style="color: #000080; background-color: #ffff00;"><em><strong><span style="font-size: medium;">lemonde.fr</span></strong></em></span></p>
<div data-href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/06/16/villeneuve-sur-lot-duel-ump-fn-au-second-tour-le-ps-elimine_3431017_823448.html" data-show-faces="true" data-width="450" data-font="arial" data-action="recommend" data-send="true"></div>
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<form action="/teaser/" method="post"><span style="color: #000080;"> </span></form>
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		<title>Les Etats-Unis pris la main dans le sac comme d&#8217;habitude !</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Jun 2013 19:17:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Colette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Colère noire]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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		<description><![CDATA[      Embusqués derrière un pseudonyme, ils sont de plus en plus nombreux après avoir longtemps rongé leur frein, à se débrider, via leurs propos sur la toile, sur facebook, sur tweeter ou ailleurs. Désinhibées, même des personnes atteintes d’espionnite aigüe auraient rejoint le club de ces mordus des réseaux sociaux. Une cyber mondialisation qui s’est [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div data-send="true" data-width="450" data-show-faces="true"></div>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">     </span></p>
<div>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;"><img title="" alt="http:  www come4news com images users 3100 SNOWDEN jpg Les Etats Unis pris la main dans le sac comme dhabitude !" src="http://www.come4news.com/images/users/3100/SNOWDEN.jpg" width="476" height="317" />Embusqués derrière un pseudonyme, ils sont de plus en plus nombreux après avoir longtemps rongé leur frein, à se débrider, via leurs propos sur la toile, sur facebook, sur tweeter ou ailleurs. Désinhibées, même des personnes atteintes d’espionnite aigüe auraient rejoint le club de ces mordus des réseaux sociaux. Une cyber mondialisation qui s’est avérée outrageusement perverse pour l‘usager qui à son  corps défendant, se trouve coincé dans un vaste piège tenant lieu de pompe à informations privées, taillables et corvéables à merci ! </span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">Un  scoop, preuves à l’appui que nous livre Edward Snowden, ex-consultant de l’agence de sécurité nationale américaine (NSA) ; un secret de polichinelle éventé qui a notamment pour avantage de lever les suspicions de nature pathologique attribuées jusque là, aux auteurs de ce type d’allégations. </span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">PRISM, une traque planétaire, mise en place par Bush en 2007 puis maintenue par son successeur, avec démultiplications de ses antennes : elle lancerait à nos trousses la NSA et la CIA, décortiquant nos moindres faits et gestes, sécurité oblige !  </span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">S’autoproclamer ainsi garant de la sécurité planétaire et prendre en charge tout ce beau monde jugé à la remorque, sans le moindre contrepoids fait craindre le pire, à la longue ! Protégé par un arsenal juridique conséquent, concocté pour la bonne cause, tous les écarts sont permis afin de récolter des applaudissements : pyromanies, cyberattaques, guerres directes, guerres indirectes drones à l’appui… </span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">L‘islamophobie étant la condition sine qua non pour garder la main, le filon est entretenu avec brio : et de nous dégainer à tout va les sempiternelles arlésiennes sur les redoutables jihadistes en croisade contre l’Occident ; quitte à se moquer du monde et comble du pharisianisme, une bonne partie des attentats déjoués aux USA serait fomentés par des agents du FBI et non par les ambitieux jihadistes, à en croire certains analystes ! D’ailleurs en Syrie, la flagrante collusion entre les gardiens de cette planète et leurs prétendus ennemis vient conforter cette hypothèse. Et à côté, Néron fait bien pâle figure ! </span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">Avant Edward Snowden, Bradley Manning à l’origine du scandale Wikileaks avait décidé de renverser la table : choqué par ce qu’il appelle « le porno guerrier » en Afghanistan et en Irak, Bradley Manning, ce jeune gradé de l’armée américaine a eu le courage de transmettre des documents militaires classés secret afin de faire réfléchir. Un geste digne qui lui a valu un traitement en détention que l’ONU qualifie de « cruel, inhumain et dégradant«. </span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">Réfugié à Hong Kong, Edward Snowden à l’avenir désormais incertain, s‘est attiré les foudres du Pentagone. Ce Pentagone qui bafoue ces principes dont il prétend se prévaloir ; qui passe son temps à rappeler à l’ordre les franchiseurs de lignes rouges ; qui demande encore et toujours des comptes sans jamais, jamais en rendre ; qui refuse la liberté à ceux qu’il a taxés « d’ennemis de la liberté » ; qui semble ignorer que la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. </span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">A force d’altruisme et avec cette propension immodérée à vouloir faire le ménage chez les autres, certains hauts fonctionnaires américains en mission à l’étranger ont fini par en oublier les valeurs les plus basiques :  une sale histoire à la sauce Strauss-Kahnienne datant de l’époque où Hilary Clinton était secrétaire d’Etat est venue éclabousser le département d’Etat. De nombreux diplomates et agents opérant à l’étranger seraient impliqués dans des « pratiques jugées endémiques » où se mêlent prostitution, drogues. </span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">La guerre préventive étant dans l’air du temps, il ne reste plus qu’à imposer la puce pour tous pour que la traçabilité humaine soit parfaite et que se dissipent toutes les dérives. De quoi dormir sur ses deux oreilles…   </span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">https://secure.avaaz.org/fr/stop_prism_global_do/?brnQxbb&amp;v=25863</span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;"><a href="http://www.01net.com/editorial/597585/prism-edward-snowden-possede-des-preuves-des-cyberattaques-us-contre-la-chine"><span style="color: #000080;">http://www.01net.com/editorial/597585/prism-edward-snowden-possede-des-preuves-des-cyberattaques-us-contre-la-chine</span></a></span></p>
<p><span style="color: #000080;"> </span></p>
<p><span style="color: #000080; background-color: #ffff00;"><em><strong><span style="font-size: large;">Coquelicot-www.come4news.com</span></strong></em></span></p>
</div>
]]></content:encoded>
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		<title>Affaire Guéant : enquête préliminaire ouverte sur les primes perçues entre 2002 et 2004</title>
		<link>http://www.bsavenir.fr/2013/06/14/affaire-gueant-enquete-preliminaire-ouverte-sur-les-primes-percues-entre-2002-et-2004/</link>
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		<pubDate>Fri, 14 Jun 2013 17:48:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Colette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Les actions de droite]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon un rapport, l&#8217;ancien directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy a perçu 10 000 euros par mois pendant deux ans. Claude Guéant, le 2 décembre 2011 à Paris, alors qu&#8217;il était ministre de l&#8217;Intérieur. (BERTRAND GUAY / AFP) Une enquête préliminaire a été ouverte sur les primes en liquide perçues par Claude Guéant, selon le [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<section id="articleHeader">
<header>
<hgroup>
<h2><span style="font-size: medium; color: #000080;">Selon un rapport, l&rsquo;ancien directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy a perçu 10 000 euros par mois pendant deux ans.</span></h2>
</hgroup>
</header>
</section>
<section id="middleColumn">
<div>
<figure id="image_338467"><span style="font-size: medium; color: #000080;"><img title="Claude Guéant, le 2 décembre 2011 à Paris, alors qu'il était ministre de l'Intérieur. | BERTRAND GUAY / AFP" alt="Claude Gu&amp;eacute;ant, le 2 d&amp;eacute;cembre 2011 &amp;agrave; Paris, alors qu'il &amp;eacute;tait ministre de l'Int&amp;eacute;rieur." src="http://www.francetvinfo.fr/image/74vvjus9b-d5d3/658/370/1929281.jpg" width="658px" height="370px" /></span></p>
<figcaption><span style="font-size: medium; color: #000080;">Claude Guéant, le 2 décembre 2011 à Paris, alors qu&rsquo;il était ministre de l&rsquo;Intérieur. (BERTRAND GUAY / AFP)</span></figcaption>
</figure>
</div>
<section></section>
<div id="contentShort" itemprop="articleBody">
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Une enquête préliminaire a été ouverte sur les primes en liquide perçues par C<a href="http://www.francetvinfo.fr/gueant-et-ses-500-000-euros/" target="_self"><span style="color: #000080;">laude Guéant</span></a>, selon le parquet de Paris, qui a rendu publique l&rsquo;information vendredi 14 juin.<a href="http://www.europe1.fr/France/INFO-E1-Primes-de-Gueant-une-enquete-preliminaire-ouverte-1552209/" target="_blank"><span style="color: #000080;">Europe 1</span></a> précise que la justice le soupçonne de &laquo;&nbsp;détournements de fonds publics&nbsp;&raquo;. </span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Il est soupçonné d&rsquo;avoir bénéficié de primes illégales entre 2002 et 2004, époque à laquelle il était directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l&rsquo;Intérieur. Lundi 10 juin, l&rsquo;Inspection générale de l&rsquo;administration (IGA) et l&rsquo;Inspection générale de la police nationale (IGPN, la &laquo;&nbsp;police des polices&nbsp;&raquo;) chargées d&rsquo;enquêter sur la question par le ministre de l&rsquo;Intérieur, Manuel Valls, ont confirmé que Claude Guéant <a href="http://www.francetvinfo.fr/de-2002-a-2004-claude-gueant-a-touche-10-000-euros-par-mois-de-primes-en-liquide-provenant-des-frais-d-enquete_344110.html" target="_blank"><span style="color: #000080;">avait perçu 10 000 euros de primes</span></a> par mois entre 2002 et 2004. Ces fonds provenaient <em>&laquo;&nbsp;des frais d&rsquo;enquête et de surveillance&nbsp;&raquo;. </em>Or, cette cagnotte dont bénéficie la police n&rsquo;a pas vocation à financer de telles primes. </span></p>
<h2><span style="font-size: medium; color: #000080;">&laquo;&nbsp;Il a aggravé son cas&nbsp;&raquo;, dit Roselyne Bachelot</span></h2>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Dans un premier temps, Claude Guéant a par ailleurs justifié l&rsquo;origine de ces liquidités par des &nbsp;&raquo;primes de cabinet&nbsp;&raquo; qu&rsquo;il a touchées lorsqu&rsquo;il travaillait au ministère de l&rsquo;Intérieur. <em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;était de l’argent qui était donné comme ça, qui n&rsquo;avait pas de statut fiscal</em> [de l'argent non déclaré], <em>c’était quelques milliers d&rsquo;euros par mois&nbsp;&raquo;, </em>avait déclaré à France 2 l&rsquo;ex-secrétaire général de l&rsquo;Elysée.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Pour l&rsquo;ancienne ministre Roselyne Bachelot qui, dès le 30 avril, avait qualifié son ancien collègue de <em>&laquo;&nbsp;menteur&nbsp;&raquo;</em> ou de<em> &nbsp;&raquo;voleur&nbsp;&raquo;, </em>Claude Guéant <em>&laquo;&nbsp;a aggravé son cas&nbsp;&raquo;.</em> Lors de l&rsquo;émission &laquo;&nbsp;Le Grand 8&Prime;, sur Direct 8 mardi, elle a réagi aux conclusions de l&rsquo;enquête de la l&rsquo;IGA et de l&rsquo;IGPN.<em> &nbsp;&raquo;Il avait dit d’abord qu&rsquo;il ne touchait que 3 000 à 5 000 euros. Il s’était embrouillé. Effectivement, maintenant, il a bien puisé dans la cagnotte qui était destinée à rémunérer des fonctionnaires de police avec des sommes plus importantes que ce qui avait été annoncé&nbsp;&raquo;, </em>a-t-elle attaqué. </span></p>
<p><span style="background-color: #ffff00; color: #000080;"><em><strong><span style="font-size: medium;">Par Francetv info avec AFP</span></strong></em></span></p>
</div>
</section>
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		</item>
		<item>
		<title>A revoir : &#171;&#160;Cash investigation&#160;&#187; sur le scandale de l&#8217;évasion fiscale</title>
		<link>http://www.bsavenir.fr/2013/06/13/a-revoir-cash-investigation-sur-le-scandale-de-levasion-fiscale/</link>
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		<pubDate>Thu, 13 Jun 2013 18:59:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Colère noire]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[Découvrez les révélations du magazine de France 2 sur cette fraude qui prive la France d&#8217;au moins 60 milliards d&#8217;euros chaque année. Par France 2                                                                          Les journalistes Valentine Oberti et Wandrille Lanos ont obtenu le témoignage d&#8217;Hervé Falciani, l&#8217;ex-informaticien de la banque HSBC Genève qui avait quitté l&#8217;établissement en 2008, emportant avec lui [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000080; font-size: medium; background-color: #00ccff;"><em><strong>Découvrez les révélations du magazine de France 2 sur cette fraude qui prive la France d&rsquo;au moins 60 milliards d&rsquo;euros chaque année.</strong></em></span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;"><strong>Par</strong> <a itemprop="author" href="https://plus.google.com/%20France2/posts?rel=author" target="_blank"><span style="color: #000080;">France 2</span></a>                            </span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">                </span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">                           </span></p>
<div id="contentShort" itemprop="articleBody">
<section>
<ul>
<li><span style="font-size: medium; color: #000080;">Les journalistes Valentine Oberti et Wandrille Lanos ont obtenu le témoignage d&rsquo;Hervé Falciani, l&rsquo;ex-informaticien de la banque HSBC Genève qui avait quitté l&rsquo;établissement en 2008, emportant avec lui la liste des clients. Trois disques durs remplis de noms, d&rsquo;adresses et de numéros de comptes révélant l&rsquo;identité de tous ceux qui fraudent le fisc en cachant leurs avoirs en Suisse.</span></li>
</ul>
</section>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Menacé de mort et placé sous la protection de la police, l&rsquo;homme livre sa vérité sur l&rsquo;évasion fiscale. Accusé de vol de données par la justice suisse, il avait choisi de partager la liste avec les services fiscaux de Bercy. Mais certains acteurs du dossier accusent le gouvernement français d&rsquo;avoir fait entrave au bon déroulement de l&rsquo;enquête. &laquo;&nbsp;Cash investigation&nbsp;&raquo; revient aussi sur les manœuvres d&rsquo;&nbsp;&raquo;optimisation fiscale&nbsp;&raquo; de certaines grandes entreprises implantées en France.</span></p>
<p><span style="font-size: large; text-decoration: underline; color: #000080;"><span style="text-decoration: underline;"><em><strong>A voir et revoir, à diffuser</strong></em></span>!</span></p>
</div>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;"><a href="http://www.francetvinfo.fr/a-revoir-cash-investigation-sur-le-scandale-de-l-evasion-fiscale_345994.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20130613-[lesregions/titre3]-[boostup-tvled"><span style="color: #000080;">http://www.francetvinfo.fr/a-revoir-cash-investigation-sur-le-scandale-de-l-evasion-fiscale_345994.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20130613-[lesregions/titre3]-[boostup-tvled</span></a>]</span></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Hollande : &#160;&#187; L&#8217;idéal serait&#8230;&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.bsavenir.fr/2013/06/12/hollande-lideal-serait/</link>
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		<pubDate>Wed, 12 Jun 2013 20:17:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Colette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement Hollande]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout François Hollande semble résumé par cette formule, appelée à devenir culte : &#160;&#187; L&#8217;idéal serait&#8230; &#171;&#160; Il l&#8217;a employée, lors de sa conférence de presse, le 16 mai, à propos de la fiscalité : &#160;&#187; L&#8217;idéal serait de ne pas augmenter le taux de prélèvement sur les ménages en 2014. &#171;&#160; Or chacun sait [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Tout François Hollande semble résumé par cette formule, appelée à devenir culte : <i>&nbsp;&raquo; L&rsquo;idéal serait&#8230; &laquo;&nbsp;</i> Il l&rsquo;a employée, lors de sa conférence de presse, le 16 mai, à propos de la fiscalité : <i>&nbsp;&raquo; L&rsquo;idéal serait de ne pas augmenter le taux de prélèvement sur les ménages en 2014. &laquo;&nbsp;</i> Or chacun sait qu&rsquo;il n&rsquo;en sera rien : sans même préjuger du prochain budget, le relèvement de la TVA est déjà programmé, et la réforme du quotient familial entraînera une hausse d&rsquo;impôt pour les ménages aisés.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">On peut décliner la formule à l&rsquo;envi. Ainsi, l&rsquo;idéal serait d&rsquo;interdire dès maintenant le cumul des mandats. Le PS en avait massivement approuvé le principe, M. Hollande s&rsquo;y était engagé, ainsi que chacun des candidats socialistes aux législatives de 2012. Tout indique pourtant que ce ne sera pas le cas avant 2017. De même, l&rsquo;idéal serait d&rsquo;instaurer le droit de vote aux élections locales pour les étrangers non communautaires. Promesse ancienne, là encore, mais sans cesse différée.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Le président de la République connaît ses classiques et pourra toujours invoquer le discours de Jean Jaurès à la jeunesse, prononcé à Albi en 1903 : <i>&nbsp;&raquo; Le courage, c&rsquo;est d&rsquo;aller à l&rsquo;idéal et de comprendre le réel. &laquo;&nbsp;</i> Et le réel, précisément, résiste, impose ses contraintes et ses complexités. On le constate, à nouveau, avec les deux projets de loi (organique et ordinaire) relatifs à la transparence de la vie publique qui viendront en débat à l&rsquo;Assemblée nationale à partir du 17 juin.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Sous le choc de l&rsquo;affaire Cahuzac, il y a deux mois, le chef de l&rsquo;Etat avait fixé l&rsquo;idéal en la matière (restaurer <i>&nbsp;&raquo; l&rsquo;exemplarité de la République &laquo;&nbsp;</i>, car elle est <i>&nbsp;&raquo; la condition de son autorité &laquo;&nbsp;</i>). Et il avait annoncé deux initiatives destinées à en faire la démonstration éclatante : après celle du patrimoine des ministres, effective dès le 15 avril, imposer par la loi la publication du patrimoine des parlementaires et des principaux élus locaux ; étendre l&rsquo;interdiction du cumul d&rsquo;un mandat parlementaire avec l&rsquo;exercice de certaines activités professionnelles, en particulier de conseil, pour prévenir tout conflit d&rsquo;intérêts. <i>&nbsp;&raquo; Je serai intraitable &laquo;&nbsp;</i>, avait martelé M. Hollande.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Le problème est que les parlementaires, notamment de la majorité, se sont également montrés intraitables. A peine connues les intentions présidentielles, le tollé a été général, ou presque. Emmenés par un président de l&rsquo;Assemblée, Claude Bartolone, très remonté contre cette <i>&nbsp;&raquo; démocratie paparazzi &laquo;&nbsp;</i> qui menaçait de les jeter en pâture au <i>&nbsp;&raquo; voyeurisme &laquo;&nbsp;</i> et à la <i>&nbsp;&raquo; démagogie &laquo;&nbsp;</i>, ils ont clairement fixé les limites de la transparence qu&rsquo;ils étaient prêts à accepter. Mesurant que cette fronde menaçait tout bonnement de faire capoter l&rsquo;ensemble de son dispositif de &nbsp;&raquo; moralisation &nbsp;&raquo; et de lui infliger un inconcevable camouflet politique, le président s&rsquo;est donc résolu à un compromis.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Pas de publication des patrimoines</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">A première vue, les parlementaires &#8211; et les quelque 6 500 élus concernés &#8211; ont gagné la partie, lors de l&rsquo;examen des textes en commission. Au motif que cela porterait gravement atteinte à leur vie privée et à celle de leurs proches, leurs déclarations de patrimoine, aujourd&rsquo;hui confidentielles, ne seront pas publiées ; elles seront seulement consultables en préfecture par les citoyens de leur département, mais ces derniers n&rsquo;auront pas le droit de les divulguer, sous peine de poursuites pénales.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Quant à l&rsquo;interdiction de cumuler un mandat de parlementaire avec des fonctions de conseil, elle reste suspendue à des tractations qui se poursuivront probablement jusqu&rsquo;au débat public. Mais elle se heurte à de solides objections juridiques (que le Conseil d&rsquo;Etat n&rsquo;a pas manqué de soulever) autant que politiques (veut-on des assemblées composées pour l&rsquo;essentiel de fonctionnaires ou de retraités, à l&rsquo;abri de tout risque financier ?).</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">En réalité, les textes soumis au Parlement sont moins anodins qu&rsquo;il y paraît. En lieu et place de la Commission pour la transparence de la vie politique, créée en 1988, ils créent une Haute Autorité de la transparence de la vie publique enfin dotée de sérieux pouvoirs de vérification et d&rsquo;investigation (notamment fiscales), d&rsquo;injonction aux élus récalcitrants et, si nécessaire, de saisine de la justice. S&rsquo;il est exercé à l&rsquo;avenir, ce pouvoir de contrôle constituera un réel bouleversement : les élus ne seront plus protégés par l&rsquo;opacité dont ils bénéficient aujourd&rsquo;hui. D&rsquo;autant que les citoyens, s&rsquo;ils ont des soupçons sur l&rsquo;exactitude des déclarations de patrimoine consultées, pourront exercer leur droit d&rsquo;alerte auprès de cette autorité.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Le second changement, non moins significatif, concerne la déclaration des intérêts détenus par les élus (activités professionnelles, participations financières, participation aux organes dirigeants d&rsquo;organismes privés ou publics ou de sociétés&#8230;). Elles sont, aujourd&rsquo;hui, reçues par le bureau de l&rsquo;Assemblée et restent confidentielles ; elles seront demain déposées auprès de la Haute Autorité, qui les rendra publiques et pourra saisir la justice en cas de conflit d&rsquo;intérêts manifeste.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Bref, si ce n&rsquo;est pas la révolution annoncée, un pas est franchi. On ne pourra en évaluer l&rsquo;ampleur qu&rsquo;à l&rsquo;usage. Et il évite soigneusement tout ce qui relève de la &nbsp;&raquo; cuisine interne &laquo;&nbsp;, des règles et de la déontologie propres à chaque assemblée. Par exemple, l&rsquo;usage fait par les élus de leur &nbsp;&raquo; indemnité représentative de frais de mandat &nbsp;&raquo; (5 770 euros nets mensuels non imposables), qui s&rsquo;ajoute à leur rémunération et à leurs frais de secrétariat et a échappé, jusqu&rsquo;à présent, aux tentatives de contrôle. <i>&nbsp;&raquo; L&rsquo;idéal serait&#8230; &laquo;&nbsp;</i>, dirait le président. Le réel, pour l&rsquo;heure, en décide autrement.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;"><b>par Gérard Courtois</b></span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;"><i>courtois@lemonde.fr</i></span></p>
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		<title>Claude Guéant et ses primes: le procureur est saisi</title>
		<link>http://www.bsavenir.fr/2013/06/11/claude-gueant-et-ses-primes-le-procureur-est-saisi/</link>
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		<pubDate>Tue, 11 Jun 2013 20:49:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Les actions de droite]]></category>

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		<description><![CDATA[Un rapport d’inspection a révélé lundi que Claude Guéant, alors directeur de cabinet du ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy, a reçu « à partir de l’été 2002 et au plus tard jusqu’à l’été 2004 » quelque 10 000 euros en liquide par mois prélevés sur les frais d’enquête des policiers. Selon Le Figaro, c’est Nicolas Sarkozy lui-même qui répartissait cette somme « à [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">Un rapport d’inspection a révélé lundi que Claude Guéant, alors directeur de cabinet du ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy, a reçu <i>« à partir de l’été 2002 et au plus tard jusqu’à l’été 2004 »</i> quelque 10 000 euros en liquide par mois prélevés sur les frais d’enquête des policiers. Selon <a href="http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/06/10/01016-20130610ARTFIG00514-gueant-l-affaire-des-primes-de-police-s-eclaircit.php" target="_blank" rel="_blank"><span style="color: #000080;"><i>Le Figaro</i></span></a>, c’est Nicolas Sarkozy lui-même qui répartissait cette somme <i>« à au moins deux ou trois collaborateurs ».</i></span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">Épinglé pour la découverte d’importants achats en liquide (20 000 à 25 000 euros) lors de perquisitions effectuées chez lui par le parquet de Paris en février 2013, l’ancien secrétaire général de l’Élysée et ex-ministre de l’intérieur de Sarkozy <a href="http://www.mediapart.fr/journal/france/070513/l-avocat-claude-gueant-se-defend-bien-mal"><span style="color: #000080;">avait d’abord évoqué</span></a> début mai des <i>« primes de cabinet »</i>, puis des <i>« frais de police »</i> pour justifier l’origine de cet argent. Le ministre de l’intérieur Manuel Valls avait alors commandé une enquête aux inspections générales de l’administration (IGA) et de la police nationale (IGPN) <i>« sur l’usage des frais d’enquête et de surveillance »</i> rendue publique lundi 10 juin. Le rapport intégral été transmis dès lundi par Manuel Valls au procureur de la République de Paris.</span></p>
<div></div>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">Créés par un décret de 1926, les frais d’enquête et de surveillance sont censés couvrir des dépenses <i>« que le fonctionnaire peut être appelé à engager pour l’exécution de la mission qui lui est confiée »</i>. C’est-à-dire : le recueil de renseignements, la rémunération d’informateurs, et l’acquisition de matériels ou de moyens d’investigation dans certains cas (urgence ou nécessités de confidentialité), comme l’avait précisé dans une note en février 1998 le directeur général de la police nationale, un certain Claude Guéant. Il spécifiait dans cette même note qu’<i>« en aucun cas, ces crédits ne doivent être considérés comme permettant d’alimenter un régime indemnitaire ».</i></span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">C’est pourtant exactement ce qu’a fait le haut fonctionnaire à son arrivée à la tête du cabinet de Nicolas Sarkozy, à l’été 2002, après la réforme des primes de cabinets ministériels transformées par la gauche en indemnités déclarées et versées par virement. Selon le rapport d’inspection, le ministère de l’intérieur, qui avait perdu au change dans l’affaire, se serait rattrapé en détournant les frais d’enquête des policiers. La dotation de la place Beauvau<i>« relativement sous-évaluée »</i> a été,<i> « pendant deux à trois ans, complétée par des versements en provenance des fonds d’enquête et de surveillance, à hauteur d’environ 10 000 € par mois remis au directeur de cabinet du ministre »</i>, indiquent les deux inspections.</span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">Volant au secours du soldat Guéant, <i>Le Figaro</i> <a href="http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/06/10/01016-20130610ARTFIG00514-gueant-l-affaire-des-primes-de-police-s-eclaircit.php" target="_blank" rel="_blank"><span style="color: #000080;">a indiqué</span></a> lundi soir que cette somme était répartie entre <i>« au moins deux ou trois collaborateurs »</i>, révélant au passage que c’est le ministre Nicolas Sarkozy lui-même qui se serait livré à ce petit partage. Une contrepartie, ajoute le quotidien à <i>« l&rsquo;implication hors norme des équipes du cabinet du suractif Nicolas Sarkozy, surnommé alors par ses troupes “Speedy Gonzales” »</i>. Cette répartition est impossible à vérifier, les archives des frais d’enquête antérieures à 2007 semblant s’être mystérieusement volatilisées du cabinet de la direction générale de la police nationale… <i>« Seules les archives relatives aux années  2007 à 2012 ont été retrouvées et transmises à la mission »</i>, regrettent les auteurs du rapport d’inspection.</span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">Mais selon Edmond Aichoun, du syndicat FO Centrale des personnels du ministère de l&rsquo;intérieur, les petites mains du cabinet n’ont jamais vu la couleur de cet argent : <i>« Les agents n’ont perçu aucune prime en espèces depuis 2002 »</i>, assure-t-il. Son syndicat ainsi que celui des cadres de la sécurité intérieur (SCSI) réclament le remboursement des sommes perçues personnellement par Claude Guéant. Début mai, une ancienne ministre UMP Chantal Jouanno, passée à la même période (2002-2004) par le cabinet du ministre de l&rsquo;intérieur Sarkozy, avait également démenti dans <i>Le Monde</i> avoir touché des primes en espèces. Contacté par Mediapart, Claude Guéant n’a pas souhaité réagir. <i>« Voici plusieurs semaines déjà que j&rsquo;ai décidé de ne plus m&rsquo;exprimer »</i>, nous a-t-il répondu.</span></p>
<h3><span style="color: #000080; font-size: medium;">Gratification</span></h3>
<div><span style="color: #000080; font-size: medium;"><a href="http://www.mediapart.fr/files/Louise%20Fessard/frais_surveillance.jpg" target="_blank" rel="_blank"><span style="color: #000080;"><img title="" alt="" src="http://static.mediapart.fr/files/imagecache/500_pixels/Louise%20Fessard/frais_surveillance.jpg" /></span></a>© DR</span></div>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">Au-delà du cas Guéant, la mission lève le voile sur l’utilisation largement dévoyée de ces frais d’enquête, passés de 12,9 millions d’euros en 2002 à 9,7 millions d’euros en 2013. Mis à part la somme de 1,8 million d’euros consacrée à la rémunération des informateurs judiciaires, ces frais d’enquête <i>« sont majoritairement distribués comme gratifications individuelles ou collectives »</i>. Et faute de <i>« système de suivi formalisé »</i> et de <i>« règle de conservation et d’archivage »</i>, <i>« les directions et services centraux n’ont dans la majorité des situations aucune visibilité sur les choix locaux de répartition des enveloppes et les bénéficiaires “ultimes” des fonds d&rsquo;enquête et de surveillance »</i>, conclut la mission.</span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">Ainsi en décembre 2012, les membres du cabinet du directeur général de la police nationale ont bénéficié d’une gratification de 32 550 euros puisés dans ces fonds d’enquête. De même qu’en juin 2012 (pour un montant inconnu). Ces fonds d’enquête servent également à verser une <i>« prime de fin d’année »</i> aux membres du cabinet du préfet de police de Paris.</span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">Les services ne manquent pas non plus d’imagination : <i>« frais de bouche »</i> à la DCRI (direction centrale du renseignement intérieur),<i>« frais de représentation »</i> lors de la réception des délégation étrangères et <i>« dépenses de convivialité interne au service »</i> au Raid,  <i>« cadeaux souvenir lors de départs »</i> à la DCRPN (direction des ressources et des compétences de la police nationale), etc. Dans les directions départementales de la sécurité publique, ces frais peuvent aussi servir à <i>« récompenser des fonctionnaires méritants ou à faire face à des dépenses relatives à la cohésion des services (exemple : repas d’unité, cocktails lors des remises de gratifications, achat de matériels, etc. »</i> </span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">Dans un communiqué, Manuel Valls a promis lundi que l’usage des frais d’enquête et de surveillance serait désormais <i>« strictement limité aux seuls besoins opérationnels »</i>. <i>« Les indemnisations ou gratifications versées aux fonctionnaires de police ne pourront être versées qu’à partir des crédits prévus à cet effet »</i>, indique le ministre de l’intérieur. En 2004 déjà, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, avait instauré une prime de résultats exceptionnels (PRE) pour notamment tenter de régulariser les gratifications.</span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;">Manuel Valls annonce également la création d’<i>« un dispositif de traçabilité et de contrôle interne de l’usage des fonds »</i> et un examen annuel, mené sous le contrôle de l’IGA et de l’IGPN. La police des polices est elle-même épinglée dans le rapport pour sa<i>« comptabilité sommaire »</i> de ses frais d&rsquo;enquête qui <i>« ne permettait néanmoins pas d’assurer une traçabilité suffisante »</i>…</span></p>
<p><span style="color: #000080; background-color: #ffff00;"><em><strong><span style="font-size: medium;"><a title="Tous les articles de Louise Fessard" href="http://www.mediapart.fr/biographie/58110"><span style="color: #000080; background-color: #ffff00;">LOUISE FESSARD</span></a> -mediapart.fr</span></strong></em></span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;"> </span></p>
<div><span style="color: #000080; font-size: medium;"> </span></div>
<p><span style="color: #000080; font-size: medium;"> </span></p>
<div><span style="color: #000080; font-size: medium;"> </span></div>
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		<title>L&#8217;affaire espagnole qui menace la numéro 2 de l&#8217;UMP</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Jun 2013 20:01:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Les actions de droite]]></category>

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		<description><![CDATA[La secrétaire générale de l’UMP Michèle Tabarot, députée et maire du Cannet, pourrait être visée par l’enquête ouverte en 2008 contre son frère en Espagne. Mis en examen par les juges espagnols de l’Audiencia nacional pour une escroquerie immobilière estimée à 72 millions d’euros, Claude Roch Tabarot a notamment vendu des centaines de maisons à [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">La secrétaire générale de l’UMP Michèle Tabarot, députée et maire du Cannet, pourrait être visée par l’enquête ouverte en 2008 contre son frère en Espagne. Mis en examen par les juges espagnols de l’Audiencia nacional pour une escroquerie immobilière estimée à 72 millions d’euros, Claude Roch Tabarot a notamment vendu des centaines de maisons à bâtir sur des terrains qui ne lui appartenaient pas. Selon les pièces de l’enquête consultées par Mediapart, son groupe immobilier, Riviera Invest, a aussi opéré des retraits en espèces massifs, à hauteur de 13,5 millions d’euros, et de nombreux virements vers le Maroc, les États-Unis et… la France. </span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Des victimes françaises s’apprêtent à réclamer de nouveaux actes d’investigation qui pourraient conduire la justice à vérifier le train de vie et les modalités de financement de l’activité politique de Michèle Tabarot et de son deuxième frère, Philippe, secrétaire national de l’UMP, conseiller général des Alpes-Maritimes et candidat à la mairie de Cannes en 2014.</span></p>
<div><span style="font-size: medium; color: #000080;"><a href="http://www.mediapart.fr/files/media_26883/Capture_decran_2013-06-07_a_12.56.33.png" target="_blank" rel="_blank"><span style="color: #000080;"><img title="Michèle Tabarot et ses frères Philippe et Roch Tabarot." alt="Michèle Tabarot et ses frères Philippe et Roch Tabarot." src="http://static.mediapart.fr/files/imagecache/500_pixels/media_26883/Capture_decran_2013-06-07_a_12.56.33.png" width="500" height="226" /></span></a>Michèle Tabarot et ses frères Philippe et Roch Tabarot.© dr</span></div>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;"><i>« Il y a des preuves qu’une partie de l’argent des victimes espagnoles du groupe Riviera est allée en France et que cet argent a été détourné par un membre de la famille de responsables politiques, dans leur campagne électorale »</i>, déclare à Mediapart l’avocat de l’association des victimes, M<sup>e</sup> José Luis Escobar.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;"> </span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;"><i>« L’argent parti vers le Maroc a provoqué l’intervention et le blocage des fonds par la justice marocaine,</i> poursuit-il.<i> Si les Français ne permettent pas l’utilisation d’argent de provenance douteuse par leurs candidats, ils doivent enquêter sur la destination de chaque euro détourné dans notre affaire, à partir des comptes sur lesquels les victimes ont déposé leur argent. Les Français doivent enquêter sur la destination de l’argent détourné vers la France par virements bancaires, et sur l’argent qui a pu être transporté en liquide. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">À ces soupçons s’ajoute le fait que le plus proche conseiller de la secrétaire générale de l’UMP, Frank Mezzasoma, trésorier adjoint de la fédération UMP des Alpes-Maritimes, a en effet été l’un des actionnaires de la holding de Roch Tabarot en Espagne, Riviera Coast invest. Questionné par Mediapart sur la fraude reprochée à Riviera, Frank Mezzasoma a répondu par mail qu&rsquo;il nous invitait à nous <i>« reporter aux déclarations du juge d&rsquo;instruction ou du procureur, voire à celle de l&rsquo;avocat espagnol de la société qui ont toujours été très claires »</i> (<i>sic</i>).</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Ce proche collaborateur de Michèle Tabarot assure qu&rsquo;il a quitté la société en 2007, avant l&rsquo;ouverture de l&rsquo;enquête, mais il refuse de s&rsquo;exprimer sur les malversations et les sorties en espèces, relevées dès 2005, par la police espagnole. En 2008, lorsque l&rsquo;affaire a éclaté, il avait quitté quelque temps, <i>« pour des raisons privées »</i>, le cabinet de la maire du Cannet.</span></p>
<div><span style="font-size: medium; color: #000080;"><a href="http://www.mediapart.fr/files/media_26883/article_elmundo_2juin.png" target="_blank" rel="_blank"><span style="color: #000080;"><img title="L&amp;#039;article d&amp;#039;El Mundo du 2 juin." alt="L&amp;#039;article d&amp;#039;El Mundo du 2 juin." src="http://static.mediapart.fr/files/imagecache/250_pixels/media_26883/article_elmundo_2juin.png" width="250" height="340" /></span></a>L&rsquo;article d&rsquo;El Mundo du 2 juin.</span></div>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Selon le quotidien <i>El Mundo</i><i>(voir ci-contre son édition du 2 juin)</i>, les services de police espagnols vérifient l&rsquo;hypothèse qu&rsquo;une partie des fonds soit allée vers un financement politique de l&rsquo;UMP, ou à un soutien <i>« de la carrière politique de Michèle »</i>.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;"><i>« Je sais que des fonds, plus de trois millions d’euros, ont été emmenés en voiture dans les Alpes-Maritimes à l’occasion des élections municipales de 2008 »</i>, assure Robert Garcia, l’un des Français floués par le groupe Riviera. Naguère proche du clan familial, Garcia a perdu plus de 340 000 euros dans l’achat de dix studios dans une résidence universitaire du groupe Riviera à San Vicente del Raspeig, près d’Alicante.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Ce témoignage est à rapprocher des accusations portées par Jean Martinez, candidat malheureux aux municipales à Cannes en 2008. Le divers droite déclare devant les caméras de France 3 Côte d&rsquo;Azur qu’il a fait l’objet d’une tentative de subornation par<i>« l’entourage »</i> de Philippe Tabarot, afin qu’il abandonne la course à la mairie. Voici les images (sur lesquelles on aperçoit d&rsquo;ailleurs Frank Mezzasoma dans le public, derrière Philippe Tabarot) :</span></p>
<div><span style="font-size: medium; color: #000080;"><iframe frameborder="0" height="270" src="http://www.youtube.com/embed/wehNm8GFtWs" width="500"></iframe></span></div>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;"> </span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Ces accusations, mollement démenties par l’intéressé, n’ont donné lieu à aucune plainte malgré leur gravité, et l&rsquo;allusion au <i>« grand banditisme »</i> par Martinez.</span></p>
<div><span style="font-size: medium; color: #000080;"><a href="http://www.mediapart.fr/files/media_26883/Roch_Tabarot__arrestation_5.png" target="_blank" rel="_blank"><span style="color: #000080;"><img title="Roch Tabarot lors de son arrestation, en 2008." alt="Roch Tabarot lors de son arrestation, en 2008." src="http://static.mediapart.fr/files/imagecache/250_pixels/media_26883/Roch_Tabarot__arrestation_5.png" width="250" height="333" /></span></a>Roch Tabarot lors de son arrestation, en 2008.© Interviu</span></div>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Selon les victimes, le groupe Riviera aurait eu recours à plusieurs sociétés off-shore.<i>« Roch m’a dit qu’il avait mis une partie de l’argent aux îles Caïmans,</i> poursuit Robert Garcia. <i>Il m’a promis de me rembourser plus tard, en prétextant que la police le surveillait, et qu’il ne pouvait pas voyager. »</i> Garcia attend toujours. <i>« À San Vicente del Raspeig, l’un des vendeurs des terrains a été payé d’un pot-de-vin de 600 000 euros via une société aux îles Caïmans »</i>, témoigne Miguel Cancela, un agent immobilier français, victime lui aussi de l’escroquerie.</span></p>
<h3><span style="font-size: medium; color: #000080;">Des sorties en espèces d’un total de 13,5 millions d’euros</span></h3>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">L’évaporation des fonds collectés auprès des acheteurs floués est l’une des questions posées en mars 2009 par l’un des rapports d’enquête de l’Unité de la délinquance économique et fiscale de la police judiciaire espagnole obtenu par Mediapart.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;"><i>« Le groupe Riviera a disposé d’un volume très important de fonds entre les années 2005 et 2008, dont la destination a été différente de celle pour laquelle ils ont été confiés</i>, notent les enquêteurs.<i> Une somme supérieure à 8,3 millions d’euros (…) apparaît répartie entre différents pays, le Maroc pour 7 millions d’euros, suivi des États-Unis (772 000 euros) et France (607 043 euros). Ces montants sont suffisamment significatifs pour s’interroger sur l’usage de ces fonds et la logique de cette opération. »</i></span></p>
<div><span style="font-size: medium; color: #000080;"><iframe id="doc_72029" frameborder="0" height="666" scrolling="no" src="http://www.scribd.com/embeds/146277202/content?start_page=1&amp;view_mode=scroll&amp;access_key=key-188jpf70a3xow8rhcnh1&amp;show_recommendations=true" width="500" data-auto-height="false" data-aspect-ratio="0.706896551724138"></iframe></span></div>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Les sorties en espèces d’un total de 13,5 millions d’euros sur les différents comptes bancaires du groupe (Banco Popular, Deutsche bank, Banco Santander, Banco Valencia, BBVA…) sont analysées comme le moyen <i>« de laisser le moins de traces de leur destination finale »</i>.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">L’analyse des comptes bancaires révèle, selon les policiers, <i>« une gestion irrationnelle du grand patrimoine accumulé »</i> :<i>« Paiement par carte bleue pour plus de 700 000 euros au Banco Popular, école des enfants, clubs nautiques, leasing de véhicules de luxe, paiements de compagnie de jets privés, frais d’hôtel élevés, transferts à des proches de M. Tabarot. »</i> Elle montre aussi<i>« la volonté d’occulter la destination d&rsquo;importantes quantités d’argent, comme le montrent les sorties en espèces (13,5 ME), ou les transferts de fonds à l’étranger (8,4 ME). »</i></span></p>
<div><span style="font-size: medium; color: #000080;"><a href="http://www.mediapart.fr/files/media_26883/Batiment_Riviera_2.png" target="_blank" rel="_blank"><span style="color: #000080;"><img title="La société Riviera Invest, à Alicante, en 2008." alt="La société Riviera Invest, à Alicante, en 2008." src="http://static.mediapart.fr/files/imagecache/370_pixels/media_26883/Batiment_Riviera_2.png" width="370" height="218" /></span></a>La société Riviera Invest, à Alicante, en 2008.© Google Maps</span></div>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Le groupe de Roch Tabarot a vendu de nombreux appartements sur plans, pour des programmes de constructions non réalisées à Grenade et Murcie. Il remettait aussi des photocopies couleur de garanties bancaires aux acheteurs, de façon à annuler les originaux sans qu’ils le sachent. <i>« Cette pratique montre que l’on a non seulement falsifié des documents commerciaux, en remettant des photocopies à la place d’originaux, mais qu’on a créé la sensation de sécurité chez les clients »</i>, signalent les policiers.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;"><i>« Il y a des familles qui sont absolument ruinées, des retraités qui ont tout perdu, 60 ans de travail partis en fumée</i>, commente Miguel Cancela. <i>À Murcie, ils ont loué un terrain, mis une cabane en préfabriqué et vendu 2 000 appartements sans être propriétaires. Pour acheter, vous deviez verser 50 %, et vous aviez, soi-disant, votre appartement dans six mois. Mais ils n’ont rien construit des 2 000 appartements vendus !</i> »</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Miguel Cancela détaille une<i> « tactique bien rodée » </i>:<i> « Riviera les rappelait et leur disait : “En fait on ne va pas construire à Murcie, parce que les prévisions immobilières ne sont pas bonnes. Je ne vais pas vous rendre votre argent non plus, mais si vous ne voulez pas tout perdre, je peux vous bifurquer sur la promotion à Alicante, j’ai quelques studios, normalement ils valent 35 000 euros mais là ce sera 90 000 euros parce qu’ils sont en fonctionnement.” Les gens se disaient qu’il valait mieux signer à Alicante, du coup Riviera arrivait à soutirer 55 000 euros en plus ! <i><i>Ils ont construit sans payer personne, à chaque fois ils changent de promoteur, ils calculent tout.</i> </i>Partout où ils vont, ils le font, ils s’en fichent, ils sont couverts par la justice. Je ne m’explique pas comment une personne qui a détourné autant d’argent à trois banques privées, qui a vendu 4 000 appartements, qui a arnaqué des milliers de familles, puisse sortir de prison comme ça. »</i> En septembre 2008, Roch Tabarot a en effet été remis en liberté moyennant le paiement de 60 000 euros de caution.</span></p>
<div><span style="font-size: medium; color: #000080;"><a href="http://www.mediapart.fr/files/media_26883/Roch_Tabarot_arrestation_2.png" target="_blank" rel="_blank"><span style="color: #000080;"><img title="Roch Tabarot lors de son arrestation, en 2008." alt="Roch Tabarot lors de son arrestation, en 2008." src="http://static.mediapart.fr/files/imagecache/370_pixels/media_26883/Roch_Tabarot_arrestation_2.png" width="314" height="228" /></span></a>Roch Tabarot lors de son arrestation, en 2008.© Diego fotógrafos</span></div>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Son arrestation a été une séquence de film. Ayant appris que les dirigeants du groupe allaient partir au Maroc en jet privé, des victimes ont annoncé à la police qu’elles allaient les en empêcher <i>manu militari</i>, compte tenu du risque de fuite. Les policiers acceptent de tendre une souricière à l’aéroport. <i>« Ils les ont laissés monter dans le fourgon qui les conduisait à l’avion et là cinq voitures sont apparues et des policiers sont sortis, armes aux poings »</i>, se souvient Miguel Cancela.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">La remise en liberté, la faible caution, puis un premier non-lieu, cassé par l’Audiencia nacional en juillet 2011, laissent à penser que les appuis politiques de la famille Tabarot en Espagne n’ont pas été inactifs. Le tribunal de commerce d&rsquo;Alicante a néanmoins déjà condamné, en première instance, Roch Tabarot à une interdiction de gérer de cinq ans.</span></p>
<h3><span style="font-size: medium; color: #000080;">La presse souligne l’amitié ancienne de Roch Tabarot et du futur ministre d’Aznar, Eduardo Zaplana</span></h3>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">C’est en 1962, après – et à cause – de l’indépendance de l’Algérie, que le clan familial, alors incarné par Robert Tabarot, l’un des chefs de l’OAS à Oran, s’est mis à l’abri à Alicante. Michèle Tabarot est d’ailleurs la seule de la fratrie à être née dans cette ville refuge, avant son départ pour Cannes. Dans les années 1980, après la mise en liquidation judiciaire de sa première société en France, Roch Tabarot revient s’installer à Alicante, alors que le maire socialiste de Benidorm signe le jumelage de sa ville avec Le Cannet, sous l’impulsion de Michèle Tabarot, alors adjointe au maire. Robert, le patriarche du clan, inaugure alors Aqualandia, un parc aquatique à Benidorm.</span></p>
<div><span style="font-size: medium; color: #000080;"><a href="http://www.mediapart.fr/files/media_26883/residence_Tabarot_1.png" target="_blank" rel="_blank"><span style="color: #000080;"><img title="L&amp;#039;immeuble de la résidence des parents Tabarot à Benidorm, où était domiciliée la société Riviera Invest à sa création." alt="L&amp;#039;immeuble de la résidence des parents Tabarot à Benidorm, où était domiciliée la société Riviera Invest à sa création." src="http://static.mediapart.fr/files/imagecache/500_pixels/media_26883/residence_Tabarot_1.png" width="500" height="287" /></span></a>L&rsquo;immeuble de la résidence des parents Tabarot à Benidorm, où était domiciliée la société Riviera Invest à sa création.© Google Maps</span></div>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Les Tabarot se rapprochent de deux dirigeants du Parti populaire (PP) : Eduardo Zaplana, successivement maire de Benidorm (1991-94), dirigeant de la Région de Valence (1995-2002), puis ministre du travail et porte-parole du gouvernement Aznar (2003-2004), puis Luis Diaz Alperi, maire d’Alicante (1995-2008) et député régional de Valence, mis en examen à de multiples reprises dans les affaires du PP. La presse souligne l’amitié ancienne de Roch Tabarot et du futur ministre d’Aznar, invité de certaines fêtes familiales sur la Côte d’Azur. <i>« La croissance du groupe Riviera est étroitement liée à l’ascension politique de Zaplana »</i>, analyse l’agent immobilier Cancela.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Dans les années 1990, Roch Tabarot investit dans la construction d’un complexe résidentiel de luxe, Golf Bahia, 150 000 m<sup>2</sup> de terrains situés à proximité du parc d’attraction Terra Mitica. Il revend l’opération en cours de route. L’enquête judiciaire ouverte pour des malversations sur le parc – qui a coûté 400 millions d’euros – met en cause l’exécutif régional, et révèle que la famille de Zaplana a aussi spéculé sur des terrains voisins.</span></p>
<div><span style="font-size: medium; color: #000080;"><a href="http://www.mediapart.fr/files/media_26883/terra_mitica__casino_1.png" target="_blank" rel="_blank"><span style="color: #000080;"><img title="Le parc d&amp;#039;attraction Terra Mitica (à gauche). Le casino de Villajoyosa (à droite)." alt="Le parc d&amp;#039;attraction Terra Mitica (à gauche). Le casino de Villajoyosa (à droite)." src="http://static.mediapart.fr/files/imagecache/500_pixels/media_26883/terra_mitica__casino_1.png" width="500" height="174" /></span></a>Le parc d&rsquo;attraction Terra Mitica (à gauche). Le casino de Villajoyosa (à droite).© DR</span></div>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Roch Tabarot obtient aussi l’autorisation d’exploiter un casino, le Costa blanca, à Villajoyosa, avant que le fisc découvre des irrégularités de gestion, en particulier le non-paiement des taxes dues à la région, et remette en cause sa licence.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">À Alicante, le maire (PP) Luis Diaz Alperi ménage lui aussi le promoteur français. Alors que l’administration communale conteste le projet du groupe Riviera d’installer son siège social dans les locaux de l’ancien lycée français de la ville, Diaz Alperi ferme opportunément les yeux. Les travaux sont réalisés sans permis de construire, ni autorisation d’activité par l’architecte de Tabarot qui n’est autre que celui de la mairie. Coïncidence : Diaz Alperi démissionne d’ailleurs de ses fonctions le jour de l’arrestation de Roch Tabarot.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Depuis, Diaz Alperi et la maire qui l’a remplacé, Sonia Castedo, ont été mis en examen en octobre 2012 pour <i>« trafic d’influence »</i>dans un des volets de l’affaire « Brugal », vaste réseau de corruption régionale impliquant le PP, pour avoir favorisé un promoteur. Mais l’ancien maire d’Alicante est aussi impliqué dans l’affaire « Gürtel », fameux dossier visant le PP retiré à l’ex-juge anticorruption Baltasar Garzón, et il vient d’être mis en cause pour avoir dissimulé deux millions d’euros de revenus au fisc, ainsi que l’achat d’un yacht de 15 mètres de long.</span></p>
<div><span style="font-size: medium; color: #000080;"><a href="http://www.mediapart.fr/files/media_26883/Indurain__Tabarot.png" target="_blank" rel="_blank"><span style="color: #000080;"><img title="Roch Tabarot (2e en partant de la droite) avec l&amp;#039;ex-cycliste Miguel Indurain et la vedette télé espagnole Norma Duval, en 1991." alt="Roch Tabarot (2e en partant de la droite) avec l&amp;#039;ex-cycliste Miguel Indurain et la vedette télé espagnole Norma Duval, en 1991." src="http://static.mediapart.fr/files/imagecache/300_pixels/media_26883/Indurain__Tabarot.png" width="300" height="214" /></span></a>Roch Tabarot (2e en partant de la droite) avec l&rsquo;ex-cycliste Miguel Indurain et la vedette télé espagnole Norma Duval, en 1991.© dr</span></div>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Malgré la communication d&rsquo;une liste de questions précises, Roch Tabarot et sa sœur Michèle n&rsquo;ont pas donné suite à nos demandes d&rsquo;entretien. M<sup>e</sup>Philippe Amsellem, avocat de la secrétaire générale de l&rsquo;UMP, nous a indiqué que les virements de Riviera vers la France étaient justifiés pour partie par des paiements de leur participation au Mipim (Marché international des professionnels de l&rsquo;immobilier) de Cannes. M<sup>e</sup> Emilio Eiranova Encinas, l&rsquo;avocat de Roch Tabarot, nous a indiqué, par mail, que nos informations relatives aux sorties en espèces étaient <i>« radicalement fausses »</i>.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Le rapport d&rsquo;enquête de mars 2009 correspond à l&rsquo;analyse des opérations bancaires opérées<i> « exclusivement en Espagne »</i>, a-t-il souligné. On ne peut pas déduire bien sûr de ce seul document que les fonds décaissés soient partis en France. Mais l&rsquo;avocat de Roch Tabarot n&rsquo;a pas été en mesure de nous indiquer le pourquoi, ni la destination finale, de ces sorties de cash. Il n&rsquo;a pas non plus commenté l&rsquo;utilisation, par le groupe Riviera, de sociétés off-shore basées aux îles Caïmans.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">Questionné sur ces soupçons de financement politique, Philippe Tabarot nous a indiqué par SMS qu&rsquo;il a <i>« financé (sa) campagne électorale de 2008 par un prêt personnel, une participation de (ses) colistiers et des dons de personnes physiques dans le cadre des montants autorisés par la loi » </i>; et que son compte de campagne a été <i>« validé par la commission nationale des comptes de campagne »</i>.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;">De l&rsquo;affaire Riviera comme des liens de Frank Mezzasoma avec la société, Michèle Tabarot et son frère Philippe n&rsquo;aiment pas parler. Lors de nos entretiens avec eux en janvier <i>(lire notre boîte noire)</i>, les deux élus avaient réagi vivement à l&rsquo;évocation des soucis judiciaires de leur frère. <i>« Bon, mon frère vit en Espagne oui, vous faites quoi ? (&#8230;) C<i>&lsquo;est ahurissant ! On va arrêter l’entretien très vite, je ne vois pas où vous voulez aller </i>»</i>, s&rsquo;était énervée la secrétaire générale de l&rsquo;UMP.</span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;"><i>« </i><i>Ce n’est pas votre boulot ça,</i> avait rétorqué Philippe Tabarot.<i> Il n’y a aucune condamnation là-dessus. Notre frère travaille depuis trente ans en Espagne, il n’y a aucune accointance possible avec nous, c’est gratuit. <i><i>Je n’ai pas envie de parler de cela. Ce n’est pas correct <i>»</i></i></i></i>, s&rsquo;était agacé l&rsquo;élu UMP, en expliquant l&rsquo;affaire par la<i>« crise immobilière » </i>: <i>« Il y a des affaires qui ont pu bien fonctionner à une période, et moins bien à une autre période. Des centaines d’entreprises sont en difficulté en Espagne, il a été dans ce lot malheureusement. <i><i><i>Cela n’a aucun lien avec la politique française.</i></i></i> »</i></span></p>
<p><span style="color: #000080;"> </span></p>
<p><span style="background-color: #ffff00; color: #000080;"><em><strong><a title="Tous les articles de Karl Laske" href="http://www.mediapart.fr/biographie/179242"><span style="background-color: #ffff00; color: #000080;">KARL LASKE</span></a> ET <a title="Tous les articles de Marine Turchi" href="http://www.mediapart.fr/biographie/26883"><span style="background-color: #ffff00; color: #000080;">MARINE TURCHI</span></a> (mediapart.fr)</strong></em></span></p>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;"><i> </i></span></p>
<div><span style="font-size: medium; color: #000080;"> </span></div>
<p><span style="font-size: medium; color: #000080;"> </span></p>
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<p><span style="font-size: medium; color: #000080;"> </span></p>
<div><span style="font-size: medium; color: #000080;"> </span></div>
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		<title>Classement des meilleurs dopés des vainqueurs du Tour de France !</title>
		<link>http://www.bsavenir.fr/2013/06/09/classement-des-meilleurs-dopes-des-vainqueurs-du-tour-de-france/</link>
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		<pubDate>Sun, 09 Jun 2013 21:21:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Colette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[  &#160;&#187; Armstrong ? Presque un petit joueur à côté du roi Miguel &#171;&#160; CYCLISME &#124; En calculant les puissances développées par les vainqueurs du Tour de France depuis 1983, l&#8217;ancien préparateur de Festina et chroniqueur du &#160;&#187; Monde &#160;&#187; sort un classement dominé par Miguel Indurain   Antoine Vayer.DR   Depuis le &#160;&#187; Tour [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><span style="color: #000080; font-size: large;"> </span></div>
<h1><span style="color: #000080; font-size: large;">&nbsp;&raquo; Armstrong ? Presque un petit joueur à côté du roi Miguel &laquo;&nbsp;</span></h1>
<div><span style="color: #000080; font-size: large;"><img alt="" src="http://www.lemonde.fr/journalelectronique/donnees/protege/20130608/html/20132303_VAYER+X1I1_ori.jpg.567.jpg" width="475" border="0" /></span><br />
<span style="color: #000080; font-size: large;"><br />
</span></div>
<div><span style="color: #000080; font-size: large;">CYCLISME | En calculant les puissances développées par les vainqueurs du Tour de France depuis 1983, l&rsquo;ancien préparateur de Festina et chroniqueur du &nbsp;&raquo; Monde &nbsp;&raquo; sort un classement dominé par Miguel Indurain</span></div>
<p><span style="color: #000080;"> </span></p>
<table style="width: 100%;" border="0" cellspacing="1" cellpadding="0">
<tbody>
<tr valign="top">
<td width="28"><span style="color: #000080; font-size: large;"><a><span style="color: #000080;"><img alt="agrandir la taille du texte" src="http://medias.lemonde.fr/mmpub/img/bt/txt-grd.gif" width="23" height="21" border="0" /></span></a></span><br />
<span style="color: #000080; font-size: large;"> <a><span style="color: #000080;"><img alt="diminuer la taille du texte" src="http://medias.lemonde.fr/mmpub/img/bt/txt-pet.gif" width="23" height="21" border="0" vspace="2" /></span></a></span><br />
<span style="color: #000080; font-size: large;"> <a><span style="color: #000080;"><img alt="imprimer cet article" src="http://medias.lemonde.fr/mmpub/img/bt/imp.gif" width="23" height="21" border="0" vspace="2" /></span></a></span></p>
<div id="classeur"><span style="color: #000080; font-size: large;"><a><span style="color: #000080;"><img alt="Classer cet article" src="http://www.lemonde.fr/medias/www/img/icn/favori_stk.png" border="0" /></span></a></span></div>
</td>
<td>
<div>
<div><span style="color: #000080; font-size: large;"><img alt="" src="http://www.lemonde.fr/journalelectronique/donnees/protege/20130608/html/20132303_VAYER+X1P1_ori.jpg" width="180" border="0" /></span><br />
<span style="color: #000080;"> <span style="font-size: large;">Antoine Vayer.</span><span style="font-size: large;">DR</span></span></div>
</div>
<div>
<div>
<p id="dropcap"><span style="color: #000080; font-size: large;"> </span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: large;">Depuis le &nbsp;&raquo; Tour du renouveau &laquo;&nbsp;, décrété en 1999 après l&rsquo;affaire Festina, Antoine Vayer passe au crible les performances du peloton en calculant les puissances développées par les coureurs dans les grands cols du Tour de France. Cet été encore, l&rsquo;ancien préparateur de l&rsquo;équipe Festina analysera pour <i>Le Monde</i> le relevé des &nbsp;&raquo; radars &nbsp;&raquo; posés sur le parcours de la 100e édition. Et vendredi 7 juin, il publie <i>La Preuve par 21</i> (AlternatiV Edition, 148 p., 8,90 €), un hors-série qui compile pour la première fois les performances des vainqueurs du Tour depuis 1983. Un guide utile pour la prochaine Grande Boucle.</span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: large;"><b>Vous avez décrypté les performances des vainqueurs du Tour de ces trente dernières années. Aucun n&rsquo;échappe au soupçon ?</b></span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: large;">Un seul coureur semble avoir toujours eu des performances &nbsp;&raquo; humaines &laquo;&nbsp;, Greg LeMond. Il remporte son premier Tour avec une moyenne de 381 watts en 1986, puis 408 watts en 1989, et 407 watts en 1990. Il reste dans le vert. Tous les autres vainqueurs sont &nbsp;&raquo; flashés &nbsp;&raquo; à un moment ou à un autre de leur carrière au-delà de 410 watts (ce qui représente pour nous le niveau suspect), de 430 watts (miraculeux), voire de 450 watts (mutant). Avec l&rsquo;arrivée de l&rsquo;EPO au début des années 1990, un coureur qui pouvait développer 400 watts pendant vingt minutes se met à en développer 440 pendant quarante minutes ! C&rsquo;est le cas du Danois Bjarne Riis, surnommé &nbsp;&raquo; Monsieur 60 % &nbsp;&raquo; en raison de son hématocrite largement supérieur aux 50 % autorisés, qui, en 1993, stagne à 399 watts mais passe à 449 watts lors de son Tour victorieux en 1996, à 32 ans. LeMond, lui, restera à 410 watts après 1990 et sera lâché par des ânes devenus des pur-sang.</span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: large;"><b>Lance Armstrong a été décrit par l&rsquo;Agence antidopage américaine comme le sportif ayant bénéficié du &nbsp;&raquo; programme de dopage le plus efficace de l&rsquo;histoire &laquo;&nbsp;. Pourtant, il n&rsquo;est pas en tête de votre classement des vainqueurs du Tour les plus performants ?</b></span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: large;">Le &nbsp;&raquo; boss &laquo;&nbsp;, avec sa moyenne record de 438 watts sur le Tour 2001, n&rsquo;arrive en effet qu&rsquo;en 6e position de notre palmarès. Il apparaît presque comme un petit joueur à côté du &nbsp;&raquo; roi &nbsp;&raquo; Miguel Indurain, cinq Tours dans son escarcelle. L&rsquo;Espagnol paraît indétrônable avec ses 455 watts de moyenne dans l&rsquo;édition 1 995. Bjarne Riis, Marco Pantani, Jan Ullrich et même Alberto Contador, avec 439 watts en 2009, fait mieux qu&rsquo;Armstrong. L&rsquo;Américain a régné sur sept Tours entre 1999 et 2005 en gérant &nbsp;&raquo; seulement &nbsp;&raquo; entre 428 et 438 watts de moyenne. Le fait que son règne a débuté après l&rsquo;affaire Festina en 1998 et la mise en place du test de détection de l&rsquo;EPO l&rsquo;ont obligé à faire plus &nbsp;&raquo; attention &laquo;&nbsp;. Il n&rsquo;a pas pu prendre de l&rsquo;EPO à la louche comme ses prédécesseurs et a dû être plus précis, minutieux, réfléchi, organisé, intelligent.</span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: large;"><b>A la différence d&rsquo;Armstrong, Indurain n&rsquo;a pourtant jamais été inquiété par des affaires de dopage&#8230;</b></span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: large;">Le &nbsp;&raquo; roi &nbsp;&raquo; Miguel a été contrôlé une fois positif, au salbutamol, en 1994. Mais il a ensuite été blanchi par une formation &nbsp;&raquo; disciplinaire &nbsp;&raquo; de la Ligue nationale de cyclisme. En fait, le médecin d&rsquo;Indurain, Sabino Padilla, a été meilleur que celui d&rsquo;Armstrong, Michele Ferrari. Il a fait d&rsquo;un coureur de 80 kg un grimpeur ailé montant les cols plus vite que Pantani, 56 kg, dont la plupart des performances dépassent les 450 watts, sur le Tour comme le Giro. A l&rsquo;instar d&rsquo;Eufemiano Fuentes, quelques années plus tard, Padilla a permis à un marathonien comme Martin Fiz d&rsquo;être lui aussi un roi d&rsquo;Espagne.</span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: large;"><b>Un autre coureur qui n&rsquo;a jamais été contrôlé positif, c&rsquo;est Laurent Jalabert. Vous rangez pourtant le Français, de par certaines de ses performances, dans la catégorie des coureurs &nbsp;&raquo; mutants &nbsp;&raquo; ?</b></span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: large;">Quand Armstrong a pris connaissance des déclarations de &nbsp;&raquo; Jaja &nbsp;&raquo; devant la commission d&rsquo;enquête sénatoriale sur le dopage <i>- le 15 mai - </i>, il m&rsquo;a demandé si c&rsquo;était bien <i>&nbsp;&raquo; under oath &laquo;&nbsp;</i>, à savoir sous serment. <i>&nbsp;&raquo; Est-ce qu&rsquo;on était dopé ? Moi, je crois que non &laquo;&nbsp;</i>, a répondu Jalabert aux sénateurs. Mais alors comment a-t-il, de meilleur sprinteur, pu se muer en meilleur grimpeur du Tour sous la férule de Manolo Saiz, le mentor de la ONCE et du cyclisme espagnol, qui était récemment sur le banc des accusés à l&rsquo;occasion du procès Puerto. Lors de la Vuelta, en 1996 et 1997, l&rsquo;ex-maillot vert a monté le lagos de Covadonga, 8,5 km à 9,18 %, en moins de vingt-cinq minutes, en poussant respectivement 468 et 478 watts. Sur le Tour, nous avons même dû rebaptiser l&rsquo;ascension du col de Mende <i>&nbsp;&raquo; montée Jalabert &laquo;&nbsp;</i>, après ses 495 watts en 1995 ! Il a aussi déclaré, sous serment que son médecin de l&rsquo;époque était surnommé <i>&nbsp;&raquo; docteur Citroën &laquo;&nbsp;</i>par opposition au docteur Ferrari d&rsquo;Armstrong. Comment se fait-il alors que &nbsp;&raquo; Jalabert &nbsp;&raquo; apparaisse dans les documents saisis par un juge de Bologne au domicile de Michele Ferrari ? Pourquoi son numéro de téléphone figure dans le carnet du <i>&nbsp;&raquo; Dottore &laquo;&nbsp;</i> ? Et pourquoi est-il consigné dans ces fiches que son hématocrite passe de 42 % le 19 janvier 1997 à 54 % le 28 août 1997 ? Si j&rsquo;avais été sénateur, je lui aurais aussi demandé pourquoi, alors qu&rsquo;il était 3e au général, il s&rsquo;est enfui du Tour de France en 1998 en suivant son père spirituel Manolo Saiz après l&rsquo;intervention de la police. Armstrong a dit récemment qu&rsquo;il serait le premier à aller tout raconter si une Commission vérité et réconciliation était mise sur pied. Laurent Jalabert devrait aussi s&rsquo;y précipiter.</span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: large;"><b>A travers l&rsquo;analyse des performances, vous identifiez quatre ères du dopage ces trente dernières années ? </b></span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: large;">Avant 1990, on est dans l&rsquo;ère pré-EPO : on flirte avec les 410 watts à base de corticoïdes et d&rsquo;anabolisants. Puis on assiste à un bond à 450 watts avec l&rsquo;arrivée et l&rsquo;usage massif d&rsquo;EPO jusqu&rsquo;en 1998. Après l&rsquo;introduction du test EPO, les transfusions sanguines  font leur grand retour : c&rsquo;est l&rsquo;ère Armstrong, stabilisée aux alentours de 430 watts. Depuis 2011, on peut parler d&rsquo;une nouvelle ère &nbsp;&raquo; mixte &laquo;&nbsp;, où les performances sont un ton en dessous mais avec des puissances suspectes au-delà de 410 watts. La raison est simple : l&rsquo;EPO et les transfusions, trop voyantes et détectables, ont fait place à des produits donnant de la &nbsp;&raquo; force &nbsp;&raquo; comme l&rsquo;Aicar. On joue moins sur l&rsquo;oxygénation et davantage sur la fibre du muscle. On pousse moins de watts longtemps, mais on peut contracter le muscle plus longtemps.</span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: large;"><b>Vous estimez que les performances sont donc redevenues plus humaines ?</b></span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: large;">Il n&rsquo;y a plus de coureurs flashés &nbsp;&raquo; miraculeux &nbsp;&raquo; à nos radars depuis 2011. Cadel Evans est dans le vert, à 406 watts de moyenne cette année-là. En 2012, Bradley Wiggins est jaune à 415 watts avec Christopher Froome et Vicenzo Nibali au-dessus de 410. Cette décroissance des performances permet à des coureurs comme Nibali, à 414 watts de moyenne, de remporter le Giro 2013 avec son équipe Astana, dirigée par Alexandre Vinokourov, un ancien &nbsp;&raquo; mutant &laquo;&nbsp;.</span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: large;"><b>Aujourd&rsquo;hui, la plupart des coureurs et des préparateurs utilisent le calcul des puissances pour évaluer les limites physiques. Pourquoi l&rsquo;Union cycliste internationale (UCI) n&rsquo;utilise-t-elle pas cette mesure comme une preuve indirecte du dopage ?</b></span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: large;">Depuis 2012, l&rsquo;UCI interdit la télétransmission de ces mesures de puissance qui sont pourtant collectées par plus de la moitié du peloton du Tour. Parce que jouer la carte de la transparence serait dangereux. C&rsquo;est plus commode de se cantonner à la première partie de la définition du dopage : <i>&nbsp;&raquo; Pratique consistant à absorber des substances ou à utiliser des méthodes interdites &laquo;&nbsp;</i>, et d&rsquo;évacuer la deuxième : <i>&nbsp;&raquo; afin d&rsquo;augmenter ses capacités physiques ou mentales : ses performances &laquo;&nbsp;</i>. Or, comme l&rsquo;a reconnu lui-même l&rsquo;ex-patron de l&rsquo;Agence mondiale antidopage, Dick Pound, déceler les produits est difficile et les contrôles restent facilement contournables. Les performances, elles, ne mentent pas.</span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: large;"><b>Vous faites partie de Change Cycling Now, groupe de pression qui s&rsquo;est constitué après l&rsquo;affaire Armstrong. Vous demandiez avec Greg LeMond et son fondateur, Jaimie Fuller, la démission du président de l&rsquo;UCI, Pat McQuaid. Comment expliquez-vous qu&rsquo;il soit encore en place et prêt à briguer un nouveau mandat en septembre ?</b></span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: large;">Pat McQuaid aurait dû démissionner après l&rsquo;affaire Armstrong. Greg LeMond s&rsquo;était porté volontaire en décembre 2012 pour assurer un intérim. Mais un chien ne lâche pas une saucisse. J&rsquo;ai rencontré McQuaid en janvier. Il m&rsquo;a confié qu&rsquo;il était sûr d&rsquo;être réélu. Le mode d&rsquo;élection qui attribue autant de voix à la France qu&rsquo;à n&rsquo;importe quel Etat affilié et ses voyages dans les pays lointains lui ont donné suffisamment de garanties. Développer le cyclisme en Afrique ou à Cuba rapporte plus de voix que lutter contre le dopage. Nous avions proposé à Dick Pound de le soutenir pour prendre la présidence de l&rsquo;UCI mais il a décliné. Nous allons en Australie rencontrer des personnes impliquées dans la lutte antidopage. Peut-être qu&rsquo;à notre retour nous aurons trouvé un candidat prêt à affronter McQuaid.</span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: large;"><b>    </b><span style="background-color: #ffff00;"><em>Antoine Vayer-Propos recueillis par Stéphane Mandard (lemonde.fr)</em></span></span></p>
<p><span style="color: #000080; font-size: large;"> </span></p>
</div>
<div><span style="color: #000080; font-size: large;">© Le Monde</span></div>
</div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><span style="color: #000080;"> </span></p>
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