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2e débat de la primaire : c’était déjà (un peu) plus punchy !

Classé dans: Actualités, Parti socialiste


Deuxième et avant dernier débat mercredi soir, durant lequel les candidats à la primaire socialiste ont tenté de se départager avant le 9 octobre, date du premier scrutin.

Après un préambule d’une minute pour chaque candidat, sur leurs premières mesures en cas d’élection, les échanges ont été un peu plus vifs que lors du premier débat, le 15 septembre, même si ce n’était pas non plus la folie furieuse.


Ce qu’il faut retenir de ce 2e débat :

On lui a tellement reproché sa fadeur lors du premier débat que Ségolène Royal entame ce deuxième round socialiste remontée comme un coucou.

 
Armée d’un tailleur rouge sang qui tranche par rapport à ses adversaires, elle joue son va-tout. Elle dodeline de la tête, coupe la parole à ses amis à la manière d’un sniper – particulièrement lorsque François Hollande, son ex-compagnon favori des sondages, s’exprime.

Du coup, le pauvre cameraman de France 2 n’arrive pas à suivre. Et voilà les invectives de Royal : « Mais pas du tout ! », « Je ne suis pas d’accord »… qui tombent à l’eau.

Royal repart à l’abordage, souhaite que l’État prenne des parts dans le capital des « industries stratégiques » et cite quelques exemples (la sidérurgie lorraine, notamment). Élue, elle interdirait les « licenciements boursiers » et bloquerait « le prix des carburants et de 50 produits de premières nécessités ».

« Des idées anciennes qui remontent aux années 60″, ironise le seul non-socialiste du débat Jean-Michel Baylet, patelin, qui parle aussi de « balivernes ».

« Je le ferais quand même, car dans les années 60, il n’y avait pas cette voracité financière d’aujourd’hui », répond Royal.

 
quand François Hollande parle, tout le monde l’écoute. Sauf, bien sûr, Ségolène. Hollande prend d’ailleurs grand soin de ne pas répondre aux piques et de ne parler que lorsque les journalistes lui donnent la parole. Pas question de prendre le moindre risque en asticotant ses camarades…

Petits accrochages et élans de camaraderie…

Arnaud Montebourg, lui, se félicite de voir prospérer dans l’opinion publique son idée de démondialisation (rétablir un protectionnisme économique au niveau européen afin de protéger les emplois). « Vous dîtes que cette idée, c’est un retour aux années 60, lance-t-il à ses rivaux. Pour moi, au contraire, c’est l’avenir ! ».

Manuel Valls, peut-être celui qui se met le moins en avant à titre personnel, reprend de volée Montebourg : « Personne ici n’a le monopole de la gauche » : voir vidéo ci-dessus

Martine Aubry, que le maquilleur n’a pas loupé (!), déroule son discours. Rodé, serein. Et même bonne camarade avec son rival Hollande : « Est-ce-que je peux dire que je suis d’accord avec François ? Oui, c’est encore autorisé dans le débat… même si c’est rare ! »

 
Les minutes passent et Hollande déroule. Il ponctue ses prises de paroles par de lourdes inspirations. « Pour l’instant, ça roule », semble-t-il dire…

Jean-Michel Baylet, c’est le père fouettard de la soirée. Il est contre les emplois aidés et les augmentations de salaire généralisées et décrétées. Il propose de « plafonner les allocations familiales ». Deuxième proposition : « Quand une PME recrute un jeune en CDI, elle doit être exonérée de charges sociales durant trois années. »

Le volet sécurité

Là, chacun y va de ses mesures. Royal vante sa proposition d’encadrement militaire pour les jeunes délinquants. « C’est secondaire », balaie Hollande. Royal fulmine.

Montebourg vante les mérites de la police de Chicago, où la population a été associée pour solutionner les problèmes et faire reculer la délinquance. Pour Aubry, « il faut mettre 10.000 policiers en plus ». Le coût ? « 300 millions d’euros ».

Pour Baylet, « on ne peut pas régulariser tous les sans-papiers, ce serait la porte ouverte à tous les abus. » Aubry approuve : « Il faut y aller au cas par cas ».

Conclusion : Royal a paru nerveuse, Hollande semblait maîtriser, Aubry était un peu effacé.

Qui a « gagné » pour vous ?

Montebourg pour bsavenir

LePost.fr

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