Nucléaire, scandale : ce que l’on vous cache et qui spécule sur les combustibles irradiés?
Parler du nucléaire c’est bien, parler de ses déchets c’est encore mieux, mais alors, qui parle de l’utilisation des stocks de combustible irradié?
Dans la fin des années 1970 et début des années 1980, les besoins de stockage alternatifs des déchets nucléaires ont commencé à augmenter pour ne pas dire s’imposer, lorsque les piscines censées contenir les « restes » des réacteurs nucléaires se sont finalement retrouvées pleines à craquer.
Totalement dépassé par ce phénomène croissant de déchets radioactifs, les industries, pour palier le phénomène de surplus des nombreux réacteurs nucléaires, ont commencé à remplir des entrepôts et même de simples plates-formes avec tous les combustibles usés.
Qu’en est-il du combustible irradié stocké dans des fûts à sec?
Lorsque la piscine de combustible usé (véritable « grenier » de la centrale nucléaire) se remplit, quelques-uns des assemblages de combustible hautement radioactifs sont chargés dans des barriques et entreposés à l’extérieur sur des dalles de béton. Ces déchets sont exposés à l’air libre et nul besoin de s’inquiéter quant à leur avenir.
L’uranium appauvri, une nouvelle obsession des lobbyistes militaires? Pour les centrales, il s’agit de se débarrasser ce qui pourrait ressembler à un surplus potentiellement gênant.
Moment opportun pour les industries de l’armement et du nucléaire pour faire de ces déchets un marché économique rare et rentable. Quoi de plus intéressant que de s’enrichir sur quelque chose dont l’on souhaite se débarrasser.C’est ainsi que certains déchets apparaissent sur le marché noir des armes, disponible pour qui aura le portefeuille assez épais et la langue assez discrète. Certains déchets peuvent mêmes être légitimement acheté aux États-Unis.
Bien que la majorité de ces trafics de déchets nucléaires soient indécelables tant par leur ampleur que par la puissance des industrie qui les mettent en place, voici un petit exemple de traffic de substances radioactives .
Le danger de détournement du plutonium sur le marché noir est donc bien présent. La valeur du plutonium comme combustible est déterminée par le prix de l’uranium. En supposant que le prix de l’uranium naturel soit de 40 dollars du kilo, l’uranium-235 vaut alors 5 600 dollars du kilo. Puisque l’énergie obtenue par la fission du plutonium-239 et de l’uranium-235 est à peu près la même, la valeur du plutonium comme combustible peut être en principe évaluée à 5 600 dollars du kilo. Le plutonium créé dans les réacteurs commerciaux contient aussi des isotopes qui ne sont pas fissiles, diminuant ainsi la valeur du plutonium pour l’amener à 4 400 du kilo. Six à dix kilos de plutonium créés dans les réacteurs commerciaux suffisent pour fabriquer une bombe atomique. Quant aux armes à l’uranium appauvri, la quantité pour en fabriquer est bien moindre, ce qui facilite l’achat de missiles ou d’avions qui sont ensuite utilisés sur les champs de bataille comme l’Irak, l’Afghanistan et le Kosovo, la LYBIE.
Brûlante actualité
Faire confiance à l’industrie sans contrôle indépendant, comme c’est le cas de l’industrie nucléaire mondiale, c’est tout simplement courir à la catastrophe, et cela réserve forcément de mauvaises surprises pour l’avenir.
La France produit via Areva l’un des produits les plus dangereux existant jamais inventés par l’homme: le MOX, source de toutes les inquiétudes à la centrale nucléaire dévastée de Fukushima où les fuites radioactives se poursuivent sans discontinuer depuis plus de deux semaines. Le combustible MOX est un combustible nucléaire fabriqué à partir d’environ 7% de plutonium et 93% d’uranium appauvri. Le terme MOX est l’abréviation de : « Mélange d’OXydes »; car le combustible MOX contient du dioxyde de plutonium (PuO2) et du dioxyde d’uranium (UO2).
Mais la glorieuse France n’est pas seule dans ce navire rouillé qu’est le nucléaire. Aux Etats-Unis, il a été quantifié que les déchets nucléaires produits dans ce seul pays, champion du monde au même titre que la France et le Japon de cette industrie d’un autre âge, représenteraient 80.000 tonnes.
Le réacteur N° 3 à Fukushima, qui est rejette actuellement des déchets radioactifs dans l’atmosphère, fonctionne lui même au MOX, un combustible « extrêmement dangereux qui entre plus facilement en fusion que les combustibles classiques », il est « bien plus réactif que les combustibles standard », souligne Jean-Marie Brom, ingénieur atomique, directeur de recherches au CNRS. « Le plutonium, qui n’existe pas à l’état naturel, est un poison chimique violent. Le mieux aurait été de ne pas en mettre du tout », explique-t-il.
Le cancanier

Commentaire
Laisser votre commentaire!