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Un gouvernement et un parti de pourris!

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L’ancienne comptable des Bettencourt accuse Nicolas Sarkozy et Eric Woerth
Elle s’appelle Claire T. C’est l’ex-comptable de Liliane Bettencourt et elle sait beaucoup de choses. Citée dans un article de Mediapart, mardi 6 juillet, elle assure qu’ »Eric Woerth a reçu en tant que trésorier de l’UMP la somme de 150 000 euros en liquide pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy au printemps 2007″.
Le site d’information indique qu’elle a été interrogée lundi « au siège de la police financière, dans le 13e arrondissement de Paris », puis « à son domicile en fin d’après-midi, sur instruction expresse du procureur de Nanterre, Philippe Courroye, qui estimait qu’elle avait sans doute encore des choses à dire ». Les enquêteurs l’ont interrogée sur les carnets de caisse, « tenus entre le mois de mai 1995, date de son embauche par le couple, et le mois de novembre 2008, lorsqu’elle a été licenciée », dans lesquels elle enregistrait les retraits d’espèces sur le compte de la milliardaire.

Interrogée par Mediapart dès la fin de son audition, lundi soir, l’ex-comptable affirme qu’elle ne peut fournir de « preuves matérielles définitives » de ses propos, expliquant les raisons la poussant à sortir du silence. « J’en ai marre de voir tous ces gens ne pas assumer leurs responsabilités », déclare-t-elle au site Internet. Elle se dit « furieuse » d’être visée par une « plainte pour vol déposée par l’avocat de Liliane Bettencourt, Me Georges Kiejman, qui l’accuse notamment de ne pas avoir restitué, au moment de son départ, divers documents comptables ». Vendredi, sur RMC, Me Antoine Gillot, déclarait que les fonds retirés par Claire T. pouvaient « avoir profité à des hommes politiques ».

« CHACUN VENAIT TOUCHER SON ENVELOPPE »

Elle indique qu’elle retirait jusqu’à 50 000 euros à l’ »agence Saint-James de la BNP à Neuilly-sur-Seine, puis à celle de l’avenue de la Grande-Armée, dans le 16e ». Elle remettait ces sommes « directement à André Bettencourt. Puis à partir de début 2007 (…) à Patrice de Maistre ».  » Une partie servait à payer des médecins, des coiffeurs, du petit personnel, etc. Et une autre, c’était pour les politiques », précise l’ex-comptable, ajoutant qu’André Bettencourt, qui « ne s’en cachait pas, a toujours financé la droite ».

« Chacun venait toucher son enveloppe, accuse Claire T. Certaines atteignaient même parfois 100 000, voire 200 000 euros ». L’ex-comptable poursuit en affirmant que M. Bettencourt a financé « en liquide de la campagne d’Edouard Balladur. (…) Il ne m’étonnerait pas qu’il ait aussi financé les activités politiques de Jacques Chirac ».

NICOLAS SARKOZY ET ÉRIC WOERTH MIS EN CAUSE

Elle met surtout en cause Eric Woerth et Nicolas Sarkozy. Elle raconte qu’en mars 2007, Patrice de Maistre lui intime d’aller retirer 150 000 euros, précisant que c’est « pour financer la campagne présidentielle de Sarkozy ! Je dois donner de l’argent à celui qui s’occupe du financement de la campagne, Eric Woerth. Et 50 000 euros, ce n’est pas suffisant ». Claire T. poursuit en disant qu’elle a demandé l’avis de son interlocutrice à la BNP, qui lui conseille de refuser : « Il ne fallait pas que je dépasse mon accréditif, sinon cela risquait d’alerter Tracfin [le service anti-blanchiment de Bercy]. Donc je me suis rendue comme d’habitude avenue de la Grande-Armée, j’ai retiré 50 000 euros, que j’ai remis à Liliane Bettencourt, qui a ensuite donné l’enveloppe à Maistre, devant moi. »

Elle assure que M. de Maistre a prélevé « en urgence le complément, à savoir 100 000 euros », avant d’aller « dîner avec Eric Woerth afin de lui remettre, « discrètement » comme il m’a dit, les 150 000 euros » qui ont servi à la campagne présidentielle de 2007. « Maistre était très fier de côtoyer Sarkozy », se souvient Claire T., affirme Mediapart.

« SARKOZY ALLAIT VOIR LES BETTENCOURT POUR RÉCUPÉRER DE L’ARGENT »

« Nicolas Sarkozy était souvent l’hôte des Bettencourt », poursuit l’ex-comptable avant d’accuser. « Nicolas Sarkozy recevait aussi son enveloppe, ça se passait dans l’un des petits salons situés au rez-de-chaussée, près de la salle à manger. Ça se passait généralement après le repas, tout le monde le savait dans la maison. (…) Tout le monde savait dans la maison que Sarkozy aussi allait voir les Bettencourt pour récupérer de l’argent. (…) Le jour où il venait, lui comme les autres d’ailleurs, on me demandait juste avant le repas d’apporter une enveloppe kraft demi-format, avec laquelle il repartait. »

Dans la matinée, un porte-parole de l’Elysée a démenti : « Cela semble infondé, mais il faut voir avec le trésorier de la campagne », qui n’était autre qu’Eric Woerth.  Une porte-parole d’Eric Woerth a également contesté ces accusations, assurant que le financement de 2007 était légal.

L’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin estime, sur Europe 1, qu’il faut que le président de la République « s’exprime très vite ». Auparavant, le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé, avait également souhaité, sur France 2, que Nicolas Sarkozy « parle aux Français » pour que les choses soient « remises en perspective ». M. Raffarin a également estimé que Nicolas Sarkozy devait penser à « préparer, à la date qui lui conviendra, un gouvernement resserré, un gouvernement expérimenté, un gouvernement qui respecte des règles d’éthique ». Selon le sénateur de la Vienne, « il serait utile d’avoir une commission nationale d’éthique gouvernementale qui définirait les moyens des ministres en terme de salaires, en terme de cabinets ministériels, en terme de moyens ». Sur ce sujet, « la droite et la gauche » doivent travailler ensemble avec « un groupe d’hommes responsables », a dit l’ancien chef de gouvernement.

Commentaire

Un commentaire pour “Un gouvernement et un parti de pourris!”

  1. jacques goguy

    31 décembre, 2010 17 h 03 min

    Comme suite aux vœux du Président de la République, je lui adresse les miens.

    Jacques Goguy.
    2, rue du Fief de la Croix.
    79330 St-Varent.
    Tél. 05 49 67 68 03.

    ST-Varent le 30 décembre 2010..

    Monsieur Nicolas Sarkozy.
    Président de la République.
    55, rue faubourg Saint-Honoré.
    750058 Paris.

    Objet : demande des comptes sur les 500 tonnes d’or que vous avez retirées de la banque de France.
    Ainsi les sommes versées par le Président Bongo, à Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy.
    Les 500 millions versé à la Société Générale par le Président du Gabon.

    Monsieur,

    la France, et ses dirigeants ; en particulier le Président de la République doit être un exemple de droiture et d’honnêteté, l’actualité nous prouve le contraire.

    Récemment, vous avez remboursé une escroquerie, les emplois fictifs de Jacques Chirac, ce qui est incompatible avec votre fonction (vous soutenez un criminel, qui est impliqué dans de nombreuses affaires digne du grand banditisme, cet individu a détourné l’héritage de mon père, une fortune qu’il exploitait à mon insu.)

    Dans ce pays où les politiciens sont des voleurs, des voyous qui n’ont aucun scrupule à détourner les biens de l’État, c’est-à-dire les deniers du peuple. Lors de votre passage à Bercy, sans demander l’avis des Français, d’autorité vous avez sorti 500 tonnes d’or de la banque de France, je vous demande ou se trouve cet or.

    Dernière nouvelle des sommes importantes ont été versée par le Président Bongo, aux parties politiques français en particulier à Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, cet argent a été utilisé pour des élections, ce qui est illégal. Chirac, pour avoir des voix, donnait des sommes aux insulaires.

    Les banques qui étaient en difficulté, l’État les a approvisionnées avec l’argent des contribuables en particulier la Société Générale, qui a estompé l’argent de mon héritage, de plus cette banque a reçu 500 millions d’euros par le Gabon. Que des tours de passe-passe malhonnêtes.

    Que des voyous de la république me volent ; avec l’aide de flics qui me droguaient pour spolier la fortune de mon père, je suis en droit de vous demander des comptes.

    Si vous ne pouvez régler ce problème vous n’avez rien à faire à la président de la république, ni à l’assemblée nationale.

    Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distingués.

    Jacques Goguy.

    avec google voir affaire goguy

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