Laissez-nous rêver, laissez-nous vivre.
Pouvons-nous rêver et permettre à nos enfants de faire de même? Pourquoi ne pas les encourager à tout faire pour réaliser leurs rêves? Dans notre société dirigée par l’argent, le bonheur n’est plus une priorité, il semble avoir été remplacé par la richesse matérielle.. Cessons de vivre comme la fourmi de Jean de Lafontaine, la cigale au fond, était peut-être cent fois plus heureuse!
«La réalité implacable me conduirait au suicide si le rêve ne me permettait d’attendre.» Cette citation de Guy de Maupassant n’a jamais été aussi à propos. Dans une société qui ne regarde que l’argent, les rêves semblent avoir été relégués au second plan et remplacés par un désir de richesse sans cesse grandissant. Un emploi payant, une voiture de l’année, un style inspiré de la dernière mode, un compte en banque bien garni… voilà ce que préconise notre société. Comme si tous ces biens matériels suffisaient à nous rendre heureux. Qu’avons-nous fait des rêves et de la passion?
Ô bien sûr, étant enfants, nos parents nous répétaient de s’accrocher à nos rêves et qu’ils deviendraient ainsi réalité. Le pensait-ils vraiment? Sans doute, dans la mesure ou notre rêve était d’être architecte, médecin, avocat ou ingénieur. Tout cela était bien; de bons métiers qui mènent directement au bonheur, évidemment. Mais si l’on s’avisait de rêver de devenir musicien, danseur, comédien ou artiste peintre, c’était une toute autre histoire! Pourtant, Molière, Léonard de Vinci et John Lennon ont tout autant marqué notre société que l’ont fait Neil Armstrong, Alfred Nobel et Marie Curie! Tous les rêves ont leur raison d’être.
Je me souviens de la réaction de mes parents lorsqu’ils ont appris que je poursuivrais des études supérieures en musique. Il ne se sont pas gênés pour me dire que je perdais ainsi plusieurs années de ma vie et que je ne pourrais décidément pas vivre de cet art. Ils ont tenté, en vain, de me décourager de poursuivre ce rêve que j’avais de devenir une artiste. À cet instant, j’aurais voulu leur poser la question, celle qui me trotte dans la tête à chaque fois que je songe à eux. Papa, maman, désirez-vous réellement mon bonheur? J’en doute fort puisque, bien qu’ils soient témoins de toute la passion qui me rattache aux arts, ils n’acceptent toujours pas ma décision de tenter d’en faire ma vie. Tant pis. Cela ne m’empêche pas de rêver et de poursuivre mes objectifs. Je sais cependant que ce n’est pas ainsi pour tout le monde et cela m’attriste de voir que d’autres passionnés de décourageront devant l’opinion de gens incapables de rêver.
Récemment, j’ai eu la chance d’assister à une conférence d’Alexandre Poulin, un auteur-compositeur-interprète québécois qui désire se servir de son talent pour changer le monde. C’est notre but à tous, après tout, de changer le monde et de le rendre meilleur. Cette conférence avait lieu dans une école secondaire. Il a beaucoup axé sur l’une de ses chansons intitulée «La cigale et la fourmi». Dans cette oeuvre, il ré-écrit la fable de Lafontaine pour lui donner une morale bien différente. L’oeuvre originale visait à faire comprendre aux gens que sans travailler, on arrivait à rien. La version de Poulin exprime tout le contraire. Rêvez et tentez d’amener vos rêves à réalité, ainsi, vous serez heureux. Voilà la morale de son histoire. Pourquoi pas? Au fond, comment être plus heureux qu’en se levant chaque matin avec l’idée de se battre pour vivre de ce que l’on aime vraiment.
Il faut ré-écrire la société. Bien des choses doivent changer. Nous devons nous battre pour préserver notre environnement, pour cesser toutes ces guerres qui détruisent des vies, pour enrayer les injustices et, surtout, pour empêcher l’argent de mener nos vies comme il a mené celle de nos parents et grands-parents. Toute grande réalisation commence par un rêve. Shakespeare disait : «Ils ont échoué parce qu’ils n’avaient pas commencé par le rêve.». Alors rêvons mes amis et agissons ensemble.
Laurie

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