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Les promesses non tenues et le tabouret de Sarkozy

Jeudi soir, François Fillon se félicitait, devant les parlementaires de son camp : «Nous avons mis en œuvre 80 % des engagements que nous avions pris lors des présidentielles». Le premier ministre joue sur les mots. Il a raison, c’est de bonne guerre. Sarkozy et son gouvernement ont effectivement mis en oeuvre, très tôt, les mesures fondamentales de son programme présidentiel. Et, très tôt, elles ont toutes échoué:

La défiscalisation des heures supplémentaires a accéléré la dégradation du marché du travail; le paquet fiscal a plombé (moins que prévu) les comptes de l’Etat, privant ce dernier de marge de manœuvre pour lutter contre la précarité croissante au moment de la crise.

Le bouclier fiscal n’a pas fait revenir de grosses fortunes en France.

Les peines planchers n’ont pas réduit l’insécurité violente (bien au contraire, cette dernière n’a cessé de progresser), mais la surpopulation carcérale a atteint un niveau inquiétant (+ 15000 prisonniers en 2 ans).
La réduction du nombre de fonctionnaires apparaît inutile et inefficace dans nombre de secteurs: les policiers ne comprennent pas qu’on réduise leurs troupes quand les violences aux personnes ne cessent d’augmenter depuis 2002. Les enseignants ne comprennent pas qu’on réduise leur nombre quand les classes d’âge issues du mini-baby boom des années 1998-2002 arrivent en classe.

2010 est sans doute le premier budget où l’écart entre promesse et réalité sera le plus flagrant. Certes, Sarkozy s’accrochera à quelques symboles (le travail le dimanche, la réduction du nombre de fonctionnaires, et le bouclier fiscal). Mais sur le fonds, il a renoncé à tout, sous la pression sociale et économique. Une étude de Terra Nova, soulignée par Olivier Bonnet, sur la politique fiscale française depuis 2002 rappelait récemment un constat simple : « La politique fiscale est marquée par une forte baisse des impôts au profit des ménages les plus aisés. Les deux-tiers des baisses d’impôts de la période, soit 20 milliards d’euros par an sur un total de 30, ont été fléchés vers les plus riches. » Loin de soutenir le travail, Sarkozy a continué de défiscalisé les revenus du patrimoine.

Sarkozy ne réforme plus, il gère les avantages acquis d’une poignée de contribuables.

Sarkozy arrive bien à rendre la France complètement ridicule, BRAVO !!
Ce n’est le fait qu’il soit petit qui est ridicule ; ce qui est ridicule c’est qu’il ne l’assume pas !!

Le toutou de Sarkozy : Xavier Bertrand

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